‹ Atlas d'ophthalmoscopieChapitre 2 sur 18 · LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

LA DEUXIÈME ÉDITION

La faveur qu'a rencontrée cet ouvrage m'eût décidé à en publier une seconde édition aussitôt après l'épuisement de la' première, si je n'avais eu l'intention de l'enrichir de plusieurs nouvelles figures. Je n'ai pas emprunté ces figures à la collection des dessins originaux que j'avais exécutés antérieurement, mais je les ai dessinées d'après des cas nouveaux, spécialement choisis dans ce but. Le temps qu'il m'a fallu pour accomplir ce travail est cause du retard apporté à la publication de la deuxième édition.

Dans le choix des nouveaux dessins^ je me suis laissé guider, non seulement par les indications que me fournissait une longue pratique de l'enseignement ophthalmologique, mais encore par les avis compétents d'un grand nombre de confrères.

Il paraissait surtout désirable d'ajouter des dessins de choroïdite disséminée, de rétinite hémorrhagique récente , de névrite optique , d'atrophie partielle du nerf optique , consécutive à une affection rétrobulbaire du tronc nerveux, enfin d'atrophie de la papille, suite de rétinite. J'ai rencontré des cas très caractéristiques de ces affections.

Au Heu d'augmenter le nombre des planches pour donner place aux nouvelles figures, disposition qui, tout en élevant les frais d'impression et le prix de vente, eût encore troublé l'harmonie du plan de l'ouvrage, j'ai préférer gagner l'espace nécessaire pour intercaler ces dessins nouveaux en supprimant quelques-unes des figures les moins instructives ou qui représentaient des cas par trop isolés. Ainsi, une figure très caractéristique et assez étendue de choroïdite disséminée prit la place des figures 2 et 3 de la planche VI; la rétinite hémorrhagique fut substituée au dessin bien moins utile de la cyanose rétinienne (pl. IX, fig. 3), Sur la planche XI, il a suffi de pratiquer une coupure à la figure 1 , pour gagner la place de trois dessins nouveaux qui élèvent à quatorze le nombre des figures de cette planche et complètent utilement le tableau des diverses altérations de la papille.

La planche I, qui représente le fond de l'œil normal dessiné jusqu'à ses extrêmes limites visibles, est, de tous les dessins de l'Atlas, celui qui m'avait offert les plus grandes difficultés d'exécution. Bien que ce fût de beaucoup la plus complète de toutes les représentations ophthalmoscopiques et anatomiques du fond de l'œil qu'on eût jamais pubhées, cette figure me paraît avoir bien moins

attiré l'attention que les autres planches de mon Atlas. Je crois pouvoir attribuer ce fait à deux causes différentes : c'est que cette planche n'avait été exécutée qu'en noir, et que le réseau des hgnes de division lui donnait un caractère plus ou moins schématique, bien que le dessin fût un portrait exact d'un cas individuel, comme du reste toutes les autres figures de cet Atlas.

Dans la présente édition, la planche I a été exécutée en chromolithographie et les divisions linéaires ont été supprimées. En même temps le grossissement a été réduit de douze à dix diamètres.

Quoique, dans ma conviction, le progrès dans les dessins ophthalmoscopiques soit hé principalement au degré du grossissement, j'ai cru pouvoir déroger à ce principe pour la planche I. J'en ai diminué la grandeur parce que le grossissement de dix diamètres peut faciliter la taxation des dimensions réelles des parties, un centimètre du dessin répondant alors à un milimètre de grandeur réelle. D'autre part, cette réduction a permis de diminuer le format de l'Atlas pour le rendre un peu plus portatif.

Deux autres progrès, d'une nature purement pratique, ont été réalisés par le tirage à part du texte allemand et du texte français, et par la séparation des planches et du texte dans leur ensemble.

Enfin, les éditeurs n'ont pas reculé devant des sacrifices considérables, pour rendre le prix de l'Atlas accessible à un plus grand nombre de médecins et d'étudiants. Le prix de vente a été réduit presque de moitié.

J'ose donc espérer que le pubhc médical fera à cette deuxième édition un accueil non moins bienveillant qu'à la première.

Paris, février 1870.

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