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ET LA

TEIGNE SPÉCIALE DE GRDBY

LES TRICHOPHYTIES

Avant (rétvidier les trichophyties, au double point de vue anatomopathologique et mycologique, deux questions préjudicielles se posent et doivent être d’abord mises en lumière :

1 “ L’influence de la composition chimique du milieu de culture ;

2“ Le fait du commensalisme de plusieurs espèces cryptoqamiques, dont une seule pathogène, dans les diverses lésions mycosiques que peuvent créer les Trichophytons.

F — Influence de la composition chimique du milieu de culture sur la forme des cultures cryptogamiques.

Si l’on prend pour milieu de culture une gélose peptonisée et maltosée, en augmentant d’une culture à l’autre la proportion de maltose et en faisant successivement décroître la quantité de peptone, on obtiendra, avec le même gernn*, différents aspects des culturesL

1. Toutes les cultures que nous figurerons dans cette partie de notre Atlas (cultures sur tubes et sur cristallisoirs) sont représentées grandeur naturelle. (D'" Doyen).

L\ TEIGM: TRlClIOiniYTlQUE

Les ligures 41 et 4^2 luoiUrent un tricliopliylou d’origine humaine :

Fis. 41.

Fig. 4‘2.

Tricliophyloii (l'origine humaine, culture adulte (i mois) sur le milieu de la formule n” 1.

Culture d’un mois sur une gélose contenant ;

Eau.

Àgar-agar . .

Peptone . . .

Maltose '. . .

Les ligures 45, 44, 45 montrent le même être, en culture âgée de

Fig. 45. Fig. 44. Fig. 4ô.

Même espèce que figures 41 et 42, cultures adultes. Milieu d'épreuve, formule n°2.

5, 4 et 5 semaines, sur un milieu qui ne diffère du premier que par la proportion de peptone et demaltose.

Milieu u“ 2.

(milieu

d’épreuve).

( Eau.

\ Àgar-agar ....

j Peptone .

( Maltose.

1. La peptone employée a été la peptone granulée Chassoing, la maltose venait de [’Usme de Creil.

ET LA TEIGNE SPECIALE DE GRUBY

De même les fig. 46, 47, 48, sur un troisième milieu contenant :

Eau. . 100,00

Agar-agar .... 1,50

Peptone. 0,60

Maltose. 5,70

On voit que la deuxième et la troisième série de ces cultures sont beau-

Fig. 46. Ei6. 47. Fig. 48.

Même espèce que figures 41, 42, 45 etc , cultures adultes. Milieu différent, formule n” 5.

coup plus vivaces que la première, que la deuxième est remarquable par sa disposition géométrique, que la troisième est la plus exubérante.

Une autre espèce de trichophyton humain encore non classée et assez rare, nous donne corollairement les cultures différentes que voici sur les mêmes milieux que la série précédente.

Fig. 49. Milieu n° 1.

Fig. 50. Milieu n“ 2.

Fig. 51. Milieu n" 5.

Fig. 49. Fig. oO.

Variations de formes d’une même espèce Trichophytique suivant

milieu de culture

Or ces cultures ont une forme et un aspect caractéristique invariables si elles sont pratiquées sur un milieu de culture toujours chi-

LA TEIGN'E TUICHOPHYTIQIIE

miquemeiit identique et placé dans les niôiues conditions physiques d’aération et de température.

11. — Les associations cryptogamiques dans les trichophyties.

Les associatiotis cryptogamiq'iies ont été mentionnées parKràl (de Prague) en ce qui concerne le favus; elles sont aussi de règle presque sans exemption dans les trichophyties humaines et animales. Elles se montreul dans les cultures sous deux formes :

Tantôt le champignon commensal apparaît sur la culture trichophy-

Fig. 52. Fie, 55.

Commeusalisiiie parasitaire dans les cultures irichophytiques. Colonies isolées.

tique sous forme de colonies isolées (lig. 5‘2,55). Tantôt le trichophyloii et son commensal sont plus étroitement juxtaposés dans le champ de la culture, ainsi que les deux exemples suivants le démontrent ('lig. 54,55).

Fig. 54. Fig. 55.

Couimensalisine.

Fig. 54. — Juxtaposition totale Fig. 55, — Le wième Trichophyton séparé

du Trichophyton et de son Commensal. de son Commensal.

LA TE[(;ME TRICllÜPllYTlQUE

kk

Les milieux très sucrés, peu azotés, coiivieiiueiit mieux aux tricho- ^Ihytons qu’à leurs commensaux. Les milieux peu sucrés, très azotés, cohviennent mieux aux commensaux des triclioi)hytons qu’aux trichophytons eux-mêmes.

Il s’ensuit qu’après une série de cultures en milieux azotés, on peut ne plus retrouver trace du tricliophyton initial.

Fig. 62. Fig. 65.

(gr. 200 diam.) (gr. 400 diam.)

Commensal ayant pris la place d’un Trichophyton dans la culture trichophyiique primitive.

Les tig. 62, 65, montrent les fructifications d’un uospora qui s’esl ainsi progressivement substitué au trichophyton dans sa culture après plusieurs générations.

Les deux points que nous venons d’établir, l’importance du milieu dans la forme des cultures et le fait des associations cryptogamiques sont d’une importance capitale et ne doivent jamais être perdus tie vue, non seulement dans l’étude des trichophytons, mais dans toute recherche mycologique.

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