‹ Atlas des lacs françaisChapitre 135 sur 360 · Léman, t. II, p · texte numérisé non relu

Léman, t. II, p

d'AmphioD ; le 28, vingt-qualre heures plus lard, la température n'était que de G°fi au large d'Yvoire. Mou observation a évidemment beaucoup moins de valeur que celle de M. Forel, car je n'ai pas failles mesures dans la même partie du lac. Néanmoins, comme le 27 le lac élail au calme plat et que le 28 il élail légèrement agité, je suppose que la chaleur reçue dans la première journée, et qui était restée enlièrement à la surface, s'est diffusée le lendemain dans les couches sous-jacentes par l'effet des vagues.

Une aulre conséquence de ces courants est que, dans certains lacs, lorsque le vent souffle énergiquement, la température varie d'une extrémité du lac à l'autre. L'eau de surface, chassée de la côte au vent à la côle sous le vent, s'accumule sur

cette dernière, tandis que le courant de retour vient ramener les eaux profondes sur la première. Il en résulte que, si les eaux de surface sont plus chaudes que les eaux de fond, l'eau de la côle au vent est plus froide que celle de la côle sous le vent. J'ai constaté ce phénomène sur le petit lac des Rousses (Bg. 52), qui n'a pourtant que deux kilomèlres de long, mais

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est au sud-ouest et qui, malgré ses dimensions restreintes, semble bien être le siège de courants assez énergiques. Le 25 juin 1895, par une bise assez forte qui souHlait depuis quatre jburs, la température élail de 16", 5 sur la côle nord-est et de IT^iS sur la côte sudouest. Cet écart de l'^.d ne peut s'expliquer que par le jeu des courants.

Sur les grands lacs, et notamment sur le lac de Genève, cette différence peut devenir énorme. Ainsi, à la suite d'un grand vent du sud-ouest qui avait soufflé pendant quatre jours, M. Forel' a constaté, le 24 juillet 1879, que la température de la surface au large d'Ouchy variait de 18°, 1 à 19°, 6, tandis que celle du port de Genève était, h midi, de 9", 4, ce qui fait une différence de 10'*,2. J'ai fait une constatation analogue le 6 août 1895, alors que le vent du sud-ouest soufflait depuis le 2 de ce mois. Ce jour-là, à quatre heures après midi, la température du lac, immédiatement en amont du port de Genève, élail de 7»,6, c'est-à-dire plus basse que celle de la plupart des lacs de montagne à pareille époque, tandis que le même

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