AFFLUENTS
A. — Baie ffénéral des affluents.
La température des affluents n'a pas toujours une influence très grande sur la température générale du lac; car très souvent leur débit est peu important par rapport à la masse d'eau contenue dans le lac. C'est en général par sa surface, beaucoup plus que par l'eau que lui versent ses affluents, qu'un lac gagne ou perd de la chaleur.
Il faut naturellement excepter le cas où l'eau du lac se renouvelle très rapidement, comme, par exemple, celle du lac de Chaillexon. Nous avons vu* que la durée du séjour moyen d'une molécule d'eau dans ce lac est d'environ cinq jours. Aussi, bien que sa profondeur moyenne et son altitude ne soient que légèrement plus faibles que celles du lac de Remoray (9™, 75 et 750 mètres au lieu de 12'",60 et 850 mètres), bien que sa forme sinueuse (fig. 53) ne se prête absolument pas au développement de courants tant soit peu énergiques, trouvons-nous que la température atteint en automne 11^,5 à la profondeur de 23 mètres*, tandis 'qu'elle n'est que de 5^ à la profondeur de 24 mètres au lac de Remoray, lac qui n'est alimenté que par de tout petits ruisseaux et qui mettrait certainement pour se remplir un temps beaucoup plus considérable que le lac de Chaillexon^. Il est évident que le Doubs, où j'ai mesuré 14^ le 20 octobre 1891, près de son entrée dans ce dernier laC; a une grande influence même sur la température des couches profondes.
Cependant, si les affluents n'ont pas en général un effet considérable sur la température de l'ensemble d'un lac, ils peuvent causer dans celle de certaines régions des perturbations fort importantes. L'action des affluents glaciaires et celle des affluents sous-lacustres sont particulièrement intéressantes.