‹ Atlas des lacs françaisChapitre 138 sur 360 · Pa^e · texte numérisé non relu

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2. Elle atteint même cette valeur de H°,5 à la profondeur de 30 mètres; mais cette profondeur correspond à un entonnoir par où s'échappe l'eau du lac, et où, comme nous l'avons vu (page 123), la stratification thermique ne peut se développer.

3. Je citerai également l'influence de la Vologne sur la température du lac de Longemer, Thoulbt, C. H., t. ex, p. 58, 1800 et Bull, S. G. P., 7« série, t. XV, p. 587, 1894.

TKMPÉRATURES DES LACS. 157

B. — Affluents glaciaires.

« Le Rhône, fleuve glaciaire, dit M. Forel, réchaufTe les couches profondes du Léman '. •> Celle asserlion, paradoxale en apparence, est parfaitement exacte.

En effet, pendant l'été, les eaux du Rhône, très riches en alluvions, sont, à température égale, plus lourdes que celles du lac ; en général, leur densité est telle qu'elles descendent immédiatement au fond ' . Leur température, même en été, n'est pas très élevée, car la plus grande partie de ces eaux provient de la fonte des gla-

Fic. 53. — Lac de Chailtexon.

[D'aprAs une photographii^,)

ciers. J'ai mesuré cinquante-sept fois la température du Rhône avanlson entrée dans le lac, dans les différents mois de l'année, et je n'ai jamais trouvé plus de 13°; toutefois cette température est notablement plus élevée que celle des couches profondes ; celles-ci sont donc nécessairement réchauffées par la chute de ces eaux d'origine glaciaire. Parfois, lorsque la charge d'alluvion n'est pas très forte, les eaux du Rhône ne peuvent pas descendre jusqu'au fond; elles s'arrêtent lorsqu'elles rencontrent une couche dont la densité est égale à la leur et elles réchauffent encore cette couche, qui d'ordinaire est plus froide qu'elles. M. Forel a constaté ce phénomène d'une

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