‹ Atlas des lacs françaisChapitre 141 sur 360 · Pages 31 et 80. Voir aussi PL III · texte numérisé non relu

Pages 31 et 80. Voir aussi PL III

Il semblait en effet que les eaux de cette source, vraisemblablement plus chaudes que celles du lac, dussent, en vertu de leur moindre densité, monter jusqu'à la surface * et former un brouillard dans une atmosphère plus froide qu'elles. D'ailleurs les premières mesures thermométriques que j'avais faites montraient dans Tentonnoir une température sensiblement constante, qui s'accordait très bien avec l'hypothèse d'un écoulement sous-lacustre ^ En effet, le 2 juin 1890, je trouvais au fond du lac, au-dessus de la plaine centrale, une température de 4^,7 par 53 mètres de profondeur, et dans le Boubioz, par 49, 60, 66 et 74 mètres de profondeur, une température constante de 5^,8; or cette température était, à un dixième de degré près, égale à celle (5^,7) trouvée six jours auparavant (le 27 mai), au milieu du lac, à la profondeur de 30 mètres qui correspond sensiblement au bord supérieur de l'entonnoir. Le 10 septembre 1890, je trouvais, au milieu du lac, à la profondeur de 27 mètres, une température de 6^,2 et, dans le Boubioz, 6^2 à 30 mètres, 6«,5 à 42 mètres, 6«,2 et 6^4 à 51 mètres, 6^1 à 56 mètres et 6^,2 à 74 mètres. A l'exception des températures de 6^,5 et 6^,4, qui d'ailleurs ne s'écartaient guère des autres, il y avait encore uniformité.

Enfin les 16 novembre 1890 et 3 janvier 1891, j'avais, dans le Boubioz, les deux séries suivantes :

Page 1