AU-DESSUS DE LA PLAINE CENTRALE
65 mètres (fond^
Degrés.
D'autres mesures prises dans l'entonnoir, mais à une certaine distance de la
1. J. Chevreux et J. de Guerne, Sur une espèce nouvelle de Gnmmarus du lac d'Annecy (C. /?., t. CXIV,
source, ont moatré que toute la masse d'eau contenue dans Tentonnoir était réchauffée. Le réchauiïement vers les bords atteignait encore quelques dixièmes de degré. On voit que, au-dessus de 25 mètres, c'est-à-dire au-dessus d'un plan correspondant sensiblement à l'ouverture de l'entonnoir, l'influence de la source était absolument nulle. Cette influence ne s'exerçait que dans l'entonnoir, et encore, à 6 mètres au-dessus du fond, était-elle singulièrement affaiblie. Le volume de l'entonnoir étant d'environ 625000 mètres cubes, et le cube du lac de 1 123500000 mètres cubes, on voit que l'effet de la source ne se faisait sentir que sur une masse
d'eau qui représente environ la y^ partie de la masse totale. On comprend dès lors
aisément comment une pareille source ne peut manifester sa présence en hiver par la production de vapeurs au-dessus de la surface du lac. Les filets d'eau chaude ne montent pas en effet jusqu'à cette surface, comme à la source de la Vise dans l'étang de Thau, mais ils se diffusent très rapidement dans les profondeurs. Remarquons enfin que cette source ne faisait nullement obstacle à la formation de la glace sur le lac. Celle-ci avait au-dessus du Boubioz la même épaisseur que partout ailleurs, 16 à 18 centimètres, et pouvait supporter de nombreux patineurs.
D'autres petites sources existent sur la beine du lac d'Annecy par des profondeurs de 2 à 4 mètres. Deux d'entre elles sont près du Boubioz, et j'ai trouvé, le 18 mars 1891, au fond de l'une d'elles une température de 10<^,6, au fond de l'autre une température de 10^,4. Une troisième existe près de Létraz, où j'ai mesuré 11^,4. La température des régions voisines du lac était à cette époque de 4^ à 5^.
h, — AFFLUENTS SOUS-LACUSTRES DU LAC DE CHAILLEXON
M. A. Magnin a découvert aussi par la mesure des températures une source sous-lacustre dans le lac de Chaillexon, au fond d'un entonnoir dontla profondeur est d'une quinzaine de mètres, et qui s'ouvre sur la beine qui s'étend au S. -W. du village de Chaillexon.
Voici les observations qu'il a faites* :