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mais, à cette profondeur, elle passe par un minimum, variable de 4^ à 5® suivant la saison, et elle remonte ensuite pour atteindre entre 90 et 100 mètres la valeur de 1^.
Si j'ajoute que la composition de Teau dans les profondeurs (0^^ 52 de résidu fixe par litre) est très différente de celle de Teau de surface (0^%07), et que, audessous de la couche de 25 mètres, Teau renferme une notable quantité d'hydrogène sulfuré, on est amené à conclure que seules des sources peuvent expliquer ces écarts thermique el chimique ainsi que l'abondance de l'hydrogène sulfuré, dont on ne trouve en général que des traces dans les eaux lacustres. D'ailleurs, comme nous l'avons vu*, la nature du fond, où la vase manque en plusieurs endroits, nous amène à une conclusion analogue.
Remarquons que, dans le lac de la Girotte, la densité de l'eau croît, malgré l'élévation de la température, de la surface au fond, comme l'exigent les lois de l'hydrostatique, et cela par suite de l'augmentation de la quantité de matièresdissoutes.
Comme d'ailleurs le lac est peu étendu et très encaissé, il ne peut être le siège de courants intenses; les eaux de surface et les eaux profondes ne peuvent s'y mélanger que très imparfaitement. La surface est alimentée par des torrents pauvres en matières dissoutes; au contraire, les profondeurs reçoivent des eaux de sources chaudes et très chargées, qui font obstacle au développement ordinaire de la stratification thermique ^
d, — AFFLUENTS SOUS-LACUSTRES DU LAC DU MONT-CENIS
Je crois aussi qu'il faut attribuer à des sources les températures très singulières que j'ai observées au lac du Mont-Cenis à deux reprises différentes. Ce lac, profond de 30 mètres, m'a donné les résultats suivants :