‹ Atlas des lacs françaisChapitre 148 sur 360 · Page · texte numérisé non relu

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2. Il faut remarquer l'analogie frappante qui existe entre la marche des températures dans le lac de la Girotte et dans la mer Noire. Dans la mer Noire (voir la note de M. Venukoff, C. R., t. CXI, p. 930, 1890) la tempi'îrature passe, à la profondeur do 54 mètres, par un minimum de 7<*,1 pour remonter et atteindre 9»,3 à 2 200 mètres. En même temps, la .salure augmente de 17,29 p. 1000 à la surface à 22,33 p. 1000 à 1650 mètres. Les couches supt^rieures renferment de l'eau relativement douce à cause de la multitude des grands affluents qui s'y déversent. Elles se slratifient thermiquement au-dessus des couches profondes plus salées et plus lourdes. On trouve aussi dans la mer Noire de l'hydrogène sulfuré; mais il ne semble pas provenir de sources comme au lac de la Girotte. M. AndroussolT l'attribue à la décomposition de corps organiques noyés à une époque antérieure.

TEMPÉRATURES DES LACS. US

Dans ce lac, silué à l'altitude de 1 928 mètres, uoe température de Q'.S à la profondeur de 30 mètres est extraordinai rement élevée. Le lac n'élaot pas très étendu, il serait difficile de l'attribuer à un brassage des eaux par les courants. Nous avons vu d'ailleurs que, au lac de Saint-Point, où ce brassage se Tait dans des conditions particulièrement favorables, et qui est situé plus de 1 000 mètres plus bas que le lac du Mont-Cenis, ta température, à30 mètres de profondeur, atteint au plus 7° à 8'*. On pourrait à la rigueur expliquer l'uniformité des températures observées le 2 octobre 1893 par le refroidissement automnal; mais celte explication ne peut s'appliquer aux températures du 8 août 1894, prises au cœur de l'été. On est amené à supposer la présence au fond du lac de sources relativement chaudes. L'existence d'afïlueiits sous-lacustres parait d'ailleurs prouvée par ce fait que, en été, les afttuents sont souvent tous à sec sauf un (celui des Nanis), tandis que l'émissaire continue à débiter beaucoup plus que ce dernier, le niveau du lac restant d'ailleurs à peu près invariable.

Les petits entonnoirs qui se trouvent près de l'Ile du lac du Mont-Cenis et que j'ai signalés k la page 81 paraissent bien d'ailleurs être le siège de sources; toutefois je n'y ai trouvé aucune température anormale; il est possible que la température de ces sources fût égale à celle du lac à l'époque oi!i j'ai fait mes observations.

e, — AFFLUENTS SO IIS-LAC(JSTHES ni] LAC DE CliAILLOUX

M. A. Magnin ' attribue aussi à des sources la basse température qu'il a trouvée

Fiii. r,i. — Lnr de Chnil1nu:t (Bupey), Sr, aoilt 1896. [Dapn'iS uno pholiipraphio lio A. I>itLBBBfqDB.[

le 22 août 1892 au fond du lac de Chailloux (Bugey) (lig. 54), silué à la faible

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