I. — Matières solides dissoutes
i^ PRISE DES ÉCHANTILLONS d'eAU
Pour prendre de l'eau de la surface, il suffit de remplir une bouteille ordinaire et de la boucher soigneusement. Toutefois la qualité du verre de la bouteille n'est pas indifiTérente. Le verre blanc est très rapidement attaqué et les silicates alcalins qu'il renferme se dissolvent dans l'eau; au contraire, les verres de couleur vert foncé résistent en général très bien. Des eaux conservées dans des verres de cette nature m'ont donné après quatre ans exactement le même résidu sec * que le jour de la prise.
Cependant, même si le verre n'est pas attaqué, certaines altérations de l'eau sont à craindre pendant son séjour dans les bouteilles. La matière organique en dissolution peut s'oxyder; les particules en suspension peuvent se dissoudre lentement; l'hydrogène sulfuré, produit par les corps organisés dont presque aucune eau n'est exempte, se transforme parfois en acide sulfurique qui attaque les carbonates. Toutes ces petites réactions ne produisent pas toujours de modification appréciable sur le poids total du résidu sec; mais elles changent souvent d'une manière très sensible le poids de certains corps qui constituent ce résidu. 11 est donc prudent d'analyser une eau de lac aussitôt que possible après sa prise.
Pour prendre de l'eau du fond, on a imaginé divers appareils dont l'un des