Voir page 189 la définition du ré.sidu sec
plus commodes esl la bouteille de M. Mill, le savant écossais bien connu par ses travaux sur les lacs de la Grande-Bretagne. Cet appareil, comme le montre la figure 59, consîsle essentiellement en un cylindre creux en laiton, mobile
autour d'une tige verticale creuse à travers laquelle passe la ligne de sonde, mais pouvant rester suspendu à la partie supérieure de l'appareil au moyen de crochels formant ressorts. Lorsque la bouteille esl descendue i la profondeur voulue, un messager démontable, imaginé par le capitaine Rung, de l'Institut météorologique de Copenhague, est adapté autour de la corde ; on le laisse glisser, et il vient frapper un petit tube en laiton situé en haut de l'appareil. A la suite de ce choc, ce tube s'enfonce et serre tes ressorts du crochet qui cesse alors de porter le cylindre. Ce dernier, n'étant plus soutenu, tombe, vient s'appuyer sur une plaque en laiton munie à sa partie supérieure d'une rondelle en caoutchouc qui rend la fermeture hermétique, et emprisonne ainsi une certaine quantité d'eau. Trois plaques verticales servent à guider le cylindre pendant sa chute. La vidange de l'appareil se fait au moyen de deux robinets placés en bas, dont l'un sert à la sortie de l'eau et l'autre à la rentrée de l'air. La partie gauche de la figure 59 représente l'appareil arrêté à l'endroit où l'on se propose de recueillir l'échan- PiQ. r.9. — Bouteille <Il' MlII. tillou d'eau ; le messager démontable
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partio droiio ; Bouieilio pieino dcan rcmouuoi ù la surface- chemcut quî permettra au Cylindre dc tomber et d'occuper la position représentée par la partie droite. L'appareil est remonté dans celte dernière position.
La bouteille de Mill a cependant un inconvénient; elle ne rapporte que i 800 centimètres cubes d'eau ; cette quantité est en général insuffisante pour les analyses, et l'on est obligé de descendre plusieurs fois l'instrument, ce qui fait
perdre beaucoup de temps quand le lac est profond; de plus, son poids, qui est de six kilos et demi environ, gagnerait à être diminué. Il faut, comme pour le thermomètre, l'attacher à une corde solide et non pas à un fil d'acier, qui est susceptible de se casser. Dans ces conditions, comme je l'ai dit plus haut*, il est difficile d'éviter, dans la mesure des profondeurs, une erreur de 1 à 2 p. 100.
Parmi les autres instruments qui servent à recueillir l'eau des profondeurs, je citerai la bouteille de Meyer, dont s'est servie l'expédition de la Pommeî'ania ; celle du Travailleur, imaginée par le commandant Richard et employée par M. Milne-Ed^srards ; celle d'Ekmann, dont MM. Nordenskjôld et Mohn ont fait usage avec succès; celle de Buchanan, celle de Sigsbee, enfin celle de Wille, qui se trouvait à bord du Vôringen,
Une description détaillée de toutes ces bouteilles a été donnée par M. Thoulet dans son Océanographie statique ^