EN POIDS
Ccntimèlres cubes.
Grammes.
Azote
Acide carbonique
Il est facile de se rendre compte que les eaux de surface sont sursaturées d'oxygène et d'azote (sauf celles du 3 juillet, en ce qui concerne Toxygène). Cette sursaturation tient probablement à ce que, le dégagement des gaz des couches superficielles ne se faisant qu'assez lentement à mesure que la température augmente, la provision de gaz de ces couches est constamment régénérée par leur mélange avec les eaux profondes, mélange qui, par suite des courants, est souvent très énergique sur le lac de Genève. Nous avons d'ailleurs une preuve de ce mélange dans la comparaison des chiffres obtenus le 19 juin et le 23 juillet pour Teau du port de Genève. Entre ces deux dates, la chaleur de l'air a certainement provoqué le dégagement des gaz dissous dans l'eau de surface du lac, et cependant l'eau du 23 juillet renferme plus d'oxygène et plus d'azote que celle du 19 juin.
Remarquons encore que, dans les analyses de l'eau prise le 3 juillet au milieu du lac, les volumes d'oxygène et d'azote ne sont pas entre eux dans le rapport de 1 à 2, qui est sensiblement celui qui correspond à l'air dissous. Il y a déficit d'oxygène par rapport k l'azote ; il est probable que la vie organique est la cause de ce déficit.
La quantité d'acide carbonique parait varier assez peu, ce qui s'accorde avec les faibles écarts observés pour les résidus secs de l'eau du lac de Genève *.
Tels sont les résultats, encore bien incomplets, obtenus sur les eaux de quelques lacs français ; on voit qu'il reste encore fort à faire et que l'étude des gaz est bien moins avancée que celle des sels dissous.