‹ Atlas des lacs françaisChapitre 226 sur 360 · Ed. Richter, Globus, M. LXUI, n" 12, iS'ia, p · texte numérisé non relu

Ed. Richter, Globus, M. LXUI, n" 12, iS'ia, p

SITUATION OÉOLOGIQUK KT ORIGINE DKS LACS. 3S7

dans le lit du torrent, et les eaux se seraient accumulées dans la cavité jusqu'à ce que la pression fût suffisante pour emporter le barrage ainsi formé. L'hypothèse de M. Richter n'est pas inadmissible. Si elle est exacte, le toit de la cavité a dû s'effondrer un certain temps avant la catastrophe et cette cavité s'est remplie à ciel ouvert; au contraire, d'après mon hypothèse, qui est aussi celle de MM. Vallot et Duparc, l'efFondrement s'est produit eu même temps que l'avalanche. Malheureusement personne n'a fait en 1892 l'ascension du glacier de Tête-Rousse avant la catastrophe et il est impossible de se prononcer.

3" BARKAGB PAR LA MORAINE d'uN GLACIER ACTUEL

Le plus connu de tous les lacs de celte catégorie est celui de Combal (fig. 75), dans l'Allée Blanche, sur le revers italien du Mont Blanc'. La moraine latérale du glacier de Miage arrête les eaux de la Doire, qui forme un lac très peu profond. Je

Fin. 7~>. — Allée Ulanuhc el. au ronil, lac Cunibal.

(D'après UDS photographin.)

citerai encore le lac Matlmark», dans la haute vallée de la Viège de Saas, qui est barrée par la moraine latérale du glacier d'Allalin. Nous possédons d'ailleurs en France des lacs de cette nature. Je connais, dans le massif de la Vanoise, en Tarentaise, le lac Long' (fig. 76) qui doit son existence au barrage formé par

f. Voir Carie tnpogra|>hiquR italienne, feuille 27 (Monte Rianco) au ^~ — Caile sanlc, r.;iiilli' 21 (Monte Bianco) au^^ij^^. — Carte du massif Ju Mont Blaiicau j^ paiMi^^uli^t, Paris, ISfi;i. — Oirle lU-la chaîne du Mont Dlaiic au ^j^ par MM. Barbey, IinTeld et Kurz.

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