Davis, in Russell, Lakes of North America, p
5. Carte géologique au g—^^, feuille Arles, par Fon tannes et Carez.
6. Voir la carte géologique au ^^oçm ^^ ^^ Bresse, par MM. Delafond et Depéret.
dessus du Rhône et qui a obstrué l'écoulement de la petite vallée latérale. Ces alluvions paraissent être fluvio-glaciaires; toutefois je ne connais pas la moraine d'où elles proviennent.
D'après M. Penck^ TAchensee, un des lacs les plus importants des Alpes autrichiennes, et dont la profondeur atteint 132 mètres^ résulterait du barrage d'une vallée latérale par les alluvions de l'ancien glacier de Tlnn. Ce barrage aurait eu également pour effet de détourner dans Tlsar, où se jette à présent l'émissaire de l'Achensee, les eaux de cette vallée, jadis tributaires de l'Inn.
C. — Un cours deau forme des lacs dans ses propres alluvions.
Ce cas se présente lorsqu'un cours d'eau divague sur une plaine d'alluvions large et à pente très douce. Certaines portions abandonnées d'un ancien lit, et séparées du nouveau lit par des alluvions, deviennent de véritables petits lacs, sans profondeur il est vrai. Nous en trouvons un très bon exemple dans la partie de la vallée du Rhône qui s'étend entre l'Ain et Lyon^ « Là, » dit M. Lenthéric*, dans le langage expressif qui caractérise tous ses ouvrages, « le champ d'inondation s'étend sur plusieurs kilomètres de largeur entre le plateau des Dombes et les collines dauphinoises. La plaine est sillonnée de canaux; le fleuve s'étale et se ramifle en mailles innombrables, et il est impossible, à première vue, de distinguer, entre toutes ces branches, celle qui est conservée à la navigation et tous les rameaux parasites si bien désignés sous le nom de « lônes » ou de « bras morts », où l'eau, sans écoulement sensible, semble dormir au milieu d'Ilots de graviers et de prairies verdoyantes. Toute cette zone du fleuve a un aspect demi-fluvial, demilacustre. »
Je citerai encore, comme types de bras morts, les nombreux étangs de la vallée de la Saône, dans les environs de Bonnencontre et de Seurre, dont la profondeur ne dépasse pas 2 mètres % le lac de Murin* (profondeur 1 mètre), au confluent du Don et de la Vilaine, non loin de Redon, et, près de Pont-Audemer, dans le marais Vernier, l'étang connu sous le nom de Grande-Mare', reste si caractéristique d'un ancien bras de la Seine qui décrivait une demi-circonférence presque parfaite au pied de la falaise de Sainte-Opportune. Cet étang, dont la profondeur
1. PeiNgk, in SuPAN, Grundzûge der Physischen Erdkunde, p. 533.
2. A. Gbistbeck, die Seen der DetUschen Alpen, Leipzig, 1885, p. 18.
3. Carte géologi(iue au .^r^, feuille Lyon, par Michel-Lévy, Delafond, Fontaniies et Riche.