‹ Atlas des lacs françaisChapitre 249 sur 360 · Carte géologique au ~^, feuille .Saint-Clauile · texte numérisé non relu

Carte géologique au ~^, feuille .Saint-Clauile

3. BulL S. G. F; 1893 [Coin|iles rendus dis sl\iucib, ji. xii, séance du 21 janvier).

plus loin ^ et qui s'étendait dans la direction dTenne, occupait en outre un deuxième synclinal entre les montagnes à Touest du Mont-Landard, et la cluse qui réunissait ces deux synclinaux entre le Mont-Landard et le Grand-Colombier en faisait également partie. La situation géologique du lac du Bourget est donc beaucoup plus compliquée qu'on ne le suppose généralement, et nous verrons plus loin qu'il faut lui chercher une autre origine.

Le plissement de l'écorce terrestre peut aussi se traduire par des failles ; si le sens du rejet de ces failles est contraire à celui de l'inclinaison des couches, il peut, dans certaines conditions, en résulter un lac, comme l'ont montré MM. de la Noë et de Margerie*.

Les grands lacs de l'Utah et de la Nevada paraissent avoir une origine de cette nature; mais je n'en connais pas d'exemple sur le territoire français.

On a souvent dit que les lacs des Alpes, du Jura et des Pyrénées ne sauraient dater du plissement de ces chaînes, parce que ce plissement est si ancien que les lacs seraient depuis longtemps comblés. Celte objection ne me parait pas avoir une grande valeur, car nous ne connaissons qu'approximativement le temps qu'un lac met à se combler, et nous ne connaissons pas du tout le nombre d'années qui se sont écoulées depuis le plissement. D'autre part, beaucoup de lacs, notamment dans le Jura, sont alimentés par des sources qui n'apportent presque pas d'alluvion. Enfin, dans les régions qui ont été envahies par les anciens glaciers, il ne faut pas oublier que, pendant le séjour de ceux-ci, beaucoup de lacs ont dû être remplis par la glace et protégés ainsi contre le comblement pendant une longue période de temps.

Une objection plus sérieuse contre l'origine tectonique de la plupart des lacs de montagne peut se tirer de la position qu'ils occupent en général par rapport aux couches. En réalité, les lacs situés au fond d'un synclinal, comme ceux de Saint- Point et de Fiemoray, forment Texception. Presque toujours ils n'ont aucune relation simple avec les couches géologiques. Nous venons de voir que le lac du Bourget occupe remplacement de deux synclinaux et d'une cluse. Le lac de Genève^ est un lac de cluse dans sa partie supérieure et paraît être dans un synclinal entre Yvoire et Genève. Le lac d'Annecy coupe à peu près sous un angle de 45^ les plis des Alpes calcaires. La cavité du lac de Chaillexon* (fig. 104) est creusée dans des couches jurassiques sensiblement horizontales et qui se correspondent d'un versant à l'autre du lac. Le grand axe du lac de la Girotte est perpendiculaire à la

i. Chapitre XI.

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