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3. La carte géologique au ^^r^^ (feuille Grenoble, par Lory) est assez incomplète dans cette région.

Les affleurements molassiquessous le terrain erratique n'y sont pas tous indiqués, de sorte que la continuité du seuil ne résulte pas de l'inspection de la carte. Mais j'ai pu suivre la molasse sans interruption d'un versant à l'autre de la vallée depuis Vinay (rive droite) jusqu'au Villaret (rive gauche, sur la feuille Vizille), le long de l'Isère et des deux affluents qui passent à ces villages.

4. Carie tréolo^nqu»» au — -j^. f«'uill<' Annory. Voir au>îsi pi. Ml.

pointe de la Balme, une coupure d'une centaine de mètres de largeur encombrée par des moraines où nulle part la roche n'affleure. Cependant, étant donné l'étroitesse de cette coupure, il semble bien que cette roche se trouve à une faible profondeur. D'ailleurs un peu plus loin, dans la vallée des Petites-Usses, une ceinture continue de molasse parait bien exister à un niveau sensiblement égala celui du lac. Mais, du côté sud, on peut franchir le seuil bas situé vers Faverges, à l'altitude de 500 mètres environ, qui sépare le lac du bassin de Tlsère, et descendre jusqu'à Albertville, à un niveau inférieur à celui du fond du lac, sans quitter les moraines, les cboulisetlesalluvions. De ce côté, nous ne trouvons pas un seuil rocheux continu. A la vérité, la vallée se resserre considérablement près de Marlens, en un point situé à peu près au même niveau que le lac; là l'espace entre les deux versants n'est plus que de 200 mètres, et nous avons l'impression que la roche existe à une faible profondeur, aussi bien que dans la coupure de la Balme; mais la certitude manque. Nous devons donc, pour le moment, nous borner à conclure que la cuvette du lac d'Annecy est très probablement rocheuse en grande partie, mais nous ne pouvons l'affirmer comme pour les lacs de Genève et du Bourget.

Passons maintenant à l'étude particulière de ces trois lacs.

b, — LAC DE GENÈVE* (fig 110).

Les seules terrasses qui existent sur les bords du lac de Genève sont celles qui correspondent aux anciens niveaux du lac que nous étudierons plus loin ^ et dont la plus élevée est à une trentaine de mètres au-dessus des eaux actuelles. Elles sont bien régulières et aucun mouvement appréciable ne parait être venu, depuis leur dépôt, en déranger l'horizontalité. Aucune terrasse ancienne d'érosion n'a été découverte jusqu'à présent ; on ne trouve donc point là, comme au lac de Zurich, une forme de terrain où les traces d'un affaissement soient aisément reconnaissables.

On n'a pas réussi non plus, jusqu'à présent, à faire, comme au lac de Zurich, la séparation entre les dépôts de trois époques glaciaires. Les seuls terrains erratiques que l'on rencontre sur les bords du lac sont constitués, d'une part, par du terrain glaciaire proprement dit , avec blocs anguleux et cailloux striés, d'autre part, par une alluvion située sous ce terrain, et que les géologues, embarrassés pour fixer son âge, ont désignée sous le nom un peu vague d'alluvion ancienne. Je m'étendrai un peu sur ce dernier dépôt qui parait jouer un rôle important dans l'histoire du lac. V

L'alluvion ancienne a été décrite très exactement par divers savants, notamment

' i. Carte géologique au ^jj-^jj^, feuille Thonon. — Carte géologique suisse au j^^-^, feuilles XVI (Genève

Lausanne) et XVII (Vevey-Sion). — Carte géologique du canton de Genève au g^^» par Alphonse Favre. 2. Chapitre XI.

300 LES LACS FKANÇAIS.

par de Saussure, par Necker', par Morlol', par Alphonse Favre^ par M. Ernes Favre*, par M. Forel'. Elle est composée de cailloux routés associés à des sables: elle forme, dit Alphonse Favre, eh quelques endroits une roche meuble et sans consistance, qui se désagrège aussitôt qu'on la louche ; d'autres fois, les cailloux sont

Fio. 110. — l.ai' di' (iiTièvc. Viir pri:<t: i1i-s tiauCetirs i\i\i JutuiiiL'nl Muntrcux. Au Tond, la crélc du Jura. (U.pr6..iDe|.h<noBrBphic,)

liés entre eux par un ciment d'une ténacité telle qu'on les brise plutôt que de les détacher. Elle est visible dans les trois localités suivantes :

1° Aux environs de Genève et parlicuHèrement près du bois de la Bàlie (fig. IH), au-dessus du confluent du Khône et de l'Arve*; eUe s'élève en ce point jusqu'à une trentaine de mètres au-dessus du lac, elle est recouverte par le terrain glaciaire et repose sur la molasse visible en plusieurs points du lit du Rhône. Elle est constituée par des couches sensiblement horizontales de galets et de sables el

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