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De la Noë et de Margkhie, les Formes du terrain, p

3. L. FiLLET, Élude sur les teirains quaternaires de l'arrondissement de Chambéry (Mim. de l'AcadHm des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, 3* série, l, IX. p. 300, 1883).

4. Hollande, Bull. S. G. P., 3* série, 1895, t. XXIII, p. iv.

récentes, elle s'étendait au sud jusque vers Chambéry, au nord dans la vallée du Rhône jusque vers Seyssel, et au nord-ouest dans celle du Séran jusque vers

Artemare *.

Le Rhône débouchait alors directement dans le lac, et les molards de Vions, de Chàtillon, de Lavours formaient des tles pittoresques dans cette petite mer intérieure.

Vers l'aval, le lac se prolongeait vraisemblablement jusqu'à la moraine fron* taie qu'une branche du glacier du Rhône a laissée entre les villages de Massignieu et de Lucey (pi. II). Remarquons d'ailleurs que, si la cuvette du lac existait avant le dépôt de cette moraine, elle s'étendait probablement jusqu'à la cluse d'Yenne qui est, nous l'avons vu *, le premier seuil rocheux qu'on rencontre à l'aval de l'émissaire du lac.

Cette moraine devait soutenir le lac à un niveau supérieur à celui qu'il occupe aujourd'hui ; toutefois nous ne savons pas exactement quelle était l'altitude de ce niveau. Sur la carte d'État-Major, le point le plus haut de la partie conservée de la moraine est coté 303 mètres ; mais le point le plus bas de la moraine primitive était peut-être à un niveau notablement inférieur. Nous ne savons donc pas si le lac s'élevait assez haut pour se répandre dans la vallée de l'Ousson par la cluse du Litau-Roi, située à 2 kilomètres au nord-ouest de Massignieu et dont la cote est de 252"", 50^ Si cette vallée a été envahie par le lac, elle devait nécessairement être barrée par un obstacle transversal plus élevé que la moraine de Massignieu, puisque c'est à travers celle-ci que l'émissaire du lac a creusé son lit. Il semble qu'on retrouve une trace d'un obstacle de cette nature dans une butte qui s'élève au sud du hameau des Ecassaz et qui parait être le reste d'une moraine transversale*.

Quel qu'ait été d'ailleurs cet ancien niveau, on n'en retrouve aucune trace aujourd'hui ; mais ce fait n'a rien qui doive nous surprendre ; car il se peut que les terrasses qui lui correspondent soient enfouies sous les alluvions plus récentes des affluents du lac, tout comme celles qu'a formées le Rhône dans l'ancien lac de Genève \

Peu à peu les affluents du lac, le Sierroz, la Leysse, le Séran, le Rhône ont avetncé leurs cônes de déjection, et le Rhône a, pour sa part, si énergiquement travaillé que son delta est venu s'appuyer, d'une part sur la pointe sud du Colombier, d'autre part sur la pointe nord du mont Landard ; il a ainsi divisé le lac en deux bassins dont l'un, celui d'amont, était, à peu de chose près, le lac du Bourget actuel, et l'autre, celui d'aval, s'étendait sur l'emplacement occupé aujourd'hui par les

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