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bassin naturel alimenté artificiellement par une dérivation de la rivière l'Issole.
Le lac du Grand-Lautien (1 hectare 5 ares d'après le cadastre), situé près du village de la Roquebrussanne, se trouve au fond d'une cavité cratériforme ouverte au milieu d'une plaine rocheuse presque horizontale; le 13 novembre 1896, son niveau, mesuré au baromètre, était à 17 mètres environ en contre-bas de l'ouverture de cette cavité, et, d'autre part, un trait, gravé sur un rocher, à 5 mètres en contre-bas de cette ouverture, attestait que, pendant l'année 1896, ce niveau s'était élevé de 12 mètres au-dessus de celui que j'ai constaté le jour de ma visite ^ On voit donc que les oscillations de ce niveau sont extrêmement variables, et que la profondeur du lac, à certains moments, dépasse certainement 12 mètres.
Les lacs de Gavoli, de Redon, de Gonfaron, sont intermittents, et leur profondeur est toujours très faible; celle des deux lacs de Tourves et du lac du Petit-Laulien n'est pas connue, elle ne paraît pas toutefois très considérable.
Sologne,
Le lac de Soings est intermittent. Le 3 novembre 1896, jour où je l'ai visité, il était à sec. D'après les habitants du pays, il aurait tari en 1857, aurait eu de l'eau de 1858 à 1870, serait resté à sec de 1870 à 1874 et se serait rempli en 1874 pour tarir de nouveau en 1894. Sa profondeur est toujours très faible.
Bî^etagne.
D'après M. Labussière, sous-ingénieur des ponts et chaussées à Redon, la profondeur du lac de Murin ne dépasse guère 1 mètre. La superficie de ce lac est de 165 hectares*.
Normandie.
La Grande-Mare a, d'après les renseignements qui m'ont été communiqués par M. Hembert, sous-ingénieur des ponts et chaussées à Pont-Audemer, une profondeur de 2 mètres au plus et une surface de 110 hectares.
La profondeur de la Fosse-au-Mortier, dans les Ardennes, n'est pas connue.
1. L'exactitude de ce fait m'a été confirmée par M. Rocque, ingénieur des ponts et chaussées, à Brignoles, à qui je dois de très intéressants détails sur cette région. Il paraît même que le lac s*est encore élevé 4 à 5 mètres plus haut et s'est déversé par un aqueduc construit sous le chemin d'intérêt commun n^ 1 qui passe à côté du lac, aqueduc qui était au contraire destiné à écouler dans le lac les eaux d'une propriété voisine.
2. OaiKUX et Vimgbnt, Histoire et Géographie de la Loire-Inférieure, t. I, p. 127, 1895.