‹ Atlas des lacs françaisChapitre 60 sur 360 · Chapitre V · texte numérisé non relu

Chapitre V

chofetdeM. Thoulet relatées ci-dessus', que la vase ne peut s'y déposer; c'est donc la muraille même du lac que la carte représente. C'est, eu effet, ce que I'od codslate dans les opérations de sondage ; le plomb de sonde vient frapper le rocher au lieu de s'enfoncer doucement dans la vase, et la main de l'opérateur perçoit très bien la sensation particulière produite par cet arrêt brusque.

Comme exemple de ces talus rocheux plongeant dans les lacs, je citerai :

Dans le lac de Genève :

Le talus de Chilien, plongeant avec une pente de 54° (138 p. 100)' jusqu'à une profondeur de 80 mètres.

Dans le lac du Bourgel :

Le talus de la montagne du Chat entre Bourdeau et Hautecombe, plongeant par places avec une pente de 63° {200 p. 100} jusqu'à une profondeur de 100 mètres.

Le talus du rocher de Châtillon, plongeant avec une pente de 55° (140 p. 100) jusqu'à une profondeur de 60 mètres.

Pio. 22. — Roc de Chère, au lac d'Annecy.

(D'aprÛB aao photogrAphie.)

Dans le lac d Annecy :

Le talus oriental du promontoire de Duingt, plongeant avec une pente de 63° (195 p. 100) jusqu'à une profondeur de 35 mètres.

Le talus méridional du roc de Chère (fig. 22}, plongeant avec une pente de 87° (1 900 p. 100) jusqu'à une profondeur de 42 mètres. (La sonde accuse en un point 42 mètres de profondeur à 2 mètres du rocher.)

Dans le lac d Aiguebelette :

Le talus septentrional de la pointe qui s'avance sur la rive Est du lac d'Aiguebelette, plongeant avec une pente de 45" à 60° (100 à 119 p. 100). Ici la beine est assez développée, ce qui s'explique facilement par la nature de la roche, formée d'une molasse assez tendre; mais, élant donné l'inclinaison du talus, ce ne peut être qu'une beine d'érosion ; la beined'alluvionet le mont manquent nécessairement.

L'escarpement si remarquable du roc de Chère, au lac d'Annecy, n'est

2. [,('s valeiirs de toutes ces pentes, e\|>iimL'i'ri s ([u'upproKiinativemcnl. L'incliiiui^iou de» lalui

de^i L'5, soit en tant pour cent, ne sont doD- II d'ailleurs d'être uuiroime.

d'ailleurs pas unique; on trouve, paralt-il, au lac de Côme, une profondeur de 414 mètres à 10 mètres du rivage. Le lac des Quatre-Cantons possède aussi dans rUrnersee des talus rocheux excessivement rapides, qui descendent jusqu'à une profondeur supérieure à 150 mètres*.

Ajoutons encore que, en général, dans les grands lacs, les talus latéraux ont une pente beaucoup plus forte que les talus longitudinaux; la pente moyenne de ceux-ci dépasse rarement 10 p. 100.

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