Limitante externe
11 et 12. — Bâtonnets et cônes avec leurs deux segmenis.
Les cinq dernières couches de la rétine ne présentent en ce point aucune altération grave. L'intégrité des bâtonnets et des cônes est surtout remarquable.
Figure II. — G. = 350 D.
Fibres du N. Optique.
Coupe de la couche des fibres optiques dans une tache blanche graisseuse avec œdème.
L'épaisseur de cette couche est deux fois plus grande qu'à l'élat normal. Les lésions essentielles sont Ja dégénérescence des fibres nerveuses, l'œdème interstitiel, l'épaississenient des travées de Ainller.
1. — Gros élcmenls cellulaires à large noyau, appartenant au corps vilré, situés en dedans de la limilanle interne, et surtout abondants près de la rétine.
2. — Limitante interne, épaissie, à doubles contours très-nets. Il n'est pas rare d'observer un véritable décollement du corps vitré dans ces circonstances Les cléments nouveaux s'accumulent alors entre la rcline et la hyaloïde; ils peuvent provenir soit do la multiplication des éléments normaux du corps vitré, soit, par fillration, des vaisseaux rétiniens.
3. - Travées de Mûller, réunies en faisceaux volumineux, formant des loocs comblées par la section des fibres optiques et le liquide do l'cxsudat.
4. - Fibres optiques dégénérées, colorées par le carmin : dans certaines coupes la partie cenlraloest plus fortement colorée. Celle-ci figure assez bien un noyau cependant il n'y n jamais do nucléole; la snclion, si elle a porté obliquement sur
la fibre, ne donne plus un cercle, mais bien un ovale, et dans le fond de la section 'l'élément central se prolonge comme un cylindre. Toutes les sections n'offrent pas ce corps central ; la coupe est alors homogène. A la partie la plus externe de la coupe existent encore quelques fibres légèrement hypertrophiées,' dont le petit volame fait bien saisir le degré d'altération
des fibres supérieures.
, — Œdème : liquide amorphe non coagulé en fibrilles, non coloré par le carmin, 'cloisonné par les travées de Mûller, enveloppant les fibres optiques. — Artère. La membrane interne est le siège d'une prolifération anormale.
Planche LV. — Albuminurie.
Figure 1. — G. = 250:D.
Tache brillante graisseuse de la rétine.
Coupo perpendiculaire aux fibres optiques, dans une tache graisseuse, et ne contenant que
ces fibres optiques.)
La rétine est quadruplée d'épaisseur. A gauche de la préparation existe encore une portion à peu près saine, avec un peu d'œdème, et pouvant servir de comparaison. La figure ne contient que la couche des fibres du nerf optique et quelques cellules sympathiques.
1. — Limitante interne de la rétine dessinant très-nettement le relief de la tache graisseuse.
2. — Fibres de MûUer déjà réunies en gros faisceaux, portion œdémateuse de la rétine,
3. — Fibres du nerf optique refoulées contre la couche des cellules sympathiques; elles ont leur diamètre normal.
4. — Cellules sympathiques normales comprises entre deux bandes de névroglie. Ces travées sont accolées dans le reste de la préparation, et les cellules sympathiques ont alors disparu. Il n'est pas rare cependant de les rencontrer presque saines au-dessous de petites taches graisseuses , mais dans cette préparation l'hypertrophie de la couche des fibres est telle, qu'elle a déterminé la destruction de ces cellules sympathiques par compression.
5. — Fibres de Mûller en faisceaux, hypertrophiées, irrégulièrement distribuées.
6. Fibres du nerf optique coupées perpendiculairement à leur direction. Cette
section donne une forme circulaire plus ou moins régulière ; l'élément est coloré par le carmin et ne présente pas de partie centrale imitant un noyau.
Gros éléments provenant aussi de la section des fibres optiques. Ils offrent toutes les formes produites par des sections, plus ou moins obliqués, d'un cylindre : ovales parfaits, ovoïdes, terminés par un filament.
Au centre existe une portion plus colorée par le carmin; la forme de corps central correspond également aux différentes sections d'un cylindre.
Par transparence, en abaissant la vis du microscope, il est aisé de suivre ce corps nucléoide, qui devient alors une grosse fibre homogène.
8. — Petits amas graisseux, non colorés par le carmin, formés par une quantité de fines molécules, plus rarement par de grosses vésicules adipeuses. Ces amas graisseux n'atteignent jamais des dimensions considérables et ne dépassent rarement le volume des plus grosses fibres hypertrophiées.
9. ^ Artère. La lumière du vaisseau montre une endartérite très-prononcée.
Figure 2, 3. — G. = 500 D.
Éléments isolés de la tache graisseuse, vus à un plus fort grossissement.
Ces sections des libres optiques présentent deux portions très-distinctes et figurent, à s'y méprendre, un élément cellulaire avec son noyau et son protoplasma ; mais ces caractères disparaissent à un examen plus attentif.
La partie périphérique est déchiquetée, irréguiière (10), à prolongements annonçant des ruptures dans la dissociation ; elle est légèrement teintée par le carmin.
La partie centrale (11) simulerait assez i)ien un noyau; cependant il n'y a jamais ni noyaux vrais, ni nucléoles, dans ces éléments choisis parmi les plus hypertrophiés. Les trois éléments des figures 2 et 3 démontrent d'une façon indiscutable que nous n'avons pas au centre un noyau avec nucléole, mais bien un véritable cordon plus ou moins gonflé, contourné sur lui-même et dont les extrémités, sections de cylindres, sont visibles à différentes profondeurs.
Ces taches, dites graisseuses bien qu'elles ne soient pas constituées en majorité par la graisse mais par une substance colloïde qui réfracte plus fortement la lumière que les exsudais, sont remarquables à l'ophthalmoscope, à l'image droite, par leur aspect pointillé et brillant. Elles résultent dun amas de fines taches blanches scintillantes, siégeant de préféi'ence, en couronne, autour de la tache jaune. Il n'est pas rare d'y reconnaître un mélange de pigmentation noire.
Bien que cet aspect diffère essentiellement du blanc mat uniforme, non criblé, spécial aux taches exsudatives (P. LVI), le diagnostic peut en être quelquefois difficile, parce que la dégénérescence des fibres optiques s'allie aux proliférations de la limitante interne, aux exsudations séreuses, ou aux épanchements fibrineux.
Albuminurie .
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L'ŒIL
DlToncet prép. et del, Bectpiet cTiroTOolitl-.
TACHE GRAISSEUSE BRILLANTE DE LA piTINE .
Planche LVI. — Albuminurie.
Figure I. — G. = 250.D.
Plaque blanche exsudative de la rétine (portion interne).
Section de la couche des fibres du nevf optique dans la rétine, au niveau d'une tache blanche, non graisseuse, d'aspect blanc uniforme, d'une grande étendue, dite d'exsudat.
Comme dans les figures précédentes, l'épaisseur de la rétine est augmentée; mais ici, avec une première partie interne entièrement occupée par la fibrine, les fibres de l'expansion optique sont refoulées en dehors, contre les autres couches de la membrane nerveuse, sans que les fibres optiques soient dégénérées.