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Limitante interne de la rétine

2. — Fibres de Mûller réunies en gros faisceaux : les attaches à la limitante interne sont conservées, mais ces travées sont irrégulièrement distribuées, et au lieu d'une disposition en lignes parfaitement droites et très-serrées, la coupe monlre des faisceaux coupés en différents points et non parallèles.

3. — Entre les fibres de IMûller, toute la rétine est occupée par un exsudât fibrineux, qui, sous l'influence des liquides coagulants, est disposé en minces fibrilles à double contour, sans noyaux, formant un réseau inextricable. Ces fibrilles sont vues sous différents angles et peuvent être suivies dans les différents plans de la préparation; la coupe perpendiculaire de cette fibrine donne un piqueté analogue à celui des fibres élastiques, mais beaucoup plus fin. Entre les fibrilles, existe un liquide séreux non coloré par le carmin; il n'est .pas rare d'y trouver des globules blancs et de grosses cellules imprégnées de pigment.

4. Fibres optiques refoulées contre la couche moléculaire. Elles n'ont pas subi

de dégénérescence graisseuse.

5. — Limite externe de la couche des fibres optiques. Les cellules sympathiques n'existent plus.

Figure 11. — G. = 250 D. Plaque blanche exsudative de la rétine (portion externe).

La lésion principale est l'épanchement fibrineux qui se produit entre les deux couches de grains, puis entre la rétine et la choroïde, où il occasionne un décollement de la membrane nerveuse.

1. — Couche des grains internes, irrégulièrement distribués et comprimés entre l'épanchement fibrineux de la couche des fibres optiques et celui qui occupe les couches profondes. Ces éléments ne subissent aucune dégénérescence graisseuse ou colloïde.

2. — Fibres de Mûller condensées en énormes faisceaux, mais sur lesquelles n'existent pas d'éléments cellulaires comme dans certaines rétinites fibreuses.

3. Plaque d'exsudat granulo-graisseux, légèrement teintée par le carmin, sans traces de fibrilles. Sur des préparations à l'acide osmique, ces plaques deviennent complètement noires.

4. — Autre plaque d'exsudat purement fibrineux et analogue à celui de la figure 1. Il est encastré entre trois gros faisceaux de fibres de Mûller.

5. Blocs liquides isolés, de nature colloïde et transparente.

G. — Grains externes dont la ligne supérieure n'est pas très-régulière, mais n'ayant subi aucune dégénérescence.

7. Couche des bâtonnets et des cônes. Ces éléments sont saisis dans un exsudât

qui les enveloppe de toute part. Ils ont conservé leur forme, leurs segments, leur longueur, et il est même assez rare sur un œil normal de les rencontrer en

un otat aussi beau do conservation apparente. Cependant ils n'ont point leur texture normale ; les deux segments ne forment plus qu'un élément de transparence colloïde dans toute sa longueur, finement strié perpendiculairement au grand axe. La transformation colloïde de l'élément interne nucléaire est surtout très-sensible.

8. — Exsudât fibiùneux analogue au précédent (4) séparant la réline de la choroïde. Ici plus qu'ailleurs il est mélangé de grosses cellules d'épithélium choroïdien, plus ou moins déformées et privées de leur pigment.

9. — Epithélium choroïdien formant à ce niveau un revêtement non interrompu, épais. Dans les conditions de décollement par l'exsudat albumineux, la desquammation peut s'accentuer davantage et le pigment émigrer alors à travers la rétine. — Ces deux préparations correspondent au type connu de plaque exsud.'itive de la rétinite albuminurique. Cette forme se combine souvent à la dégénérescence graisseuse, , et le diagnostic clinique devient alors difficile sinon impossible.

La disposition représentée dans cette figure est la plus fréquente pour l'épanchement fibrineux; toutefois les désordres produits peuvent être encore plus considérables. Un des plus graves est la séparation complète de la couche des bâtonnets d'avec la limitante externe sur une très-grande étendue, par une véritable déchirure. La fibrine qui provient des vaisseaux rétiniens placés en dedans, dans la couche des fibres optiques, fuse le long des fibres de Mûller, et si l'épaachement est considérable, de véritables déchirures dans les couches de la rétine se produisent à mesure que la fibrine pénètre la membrane nerveuse, en distendant la névroglie.

La résorption possible de ces épanchements fibrineux rend compte de l'amélioration signalée souvent dans les rétinites albuminuriques ; la présence de la fibrine n'est pas incompatible, en effet, dans une certaine mesure, avec la con servation des éléments rétiniens.

Planche LVII. — Albuminurie.

Figure I. — G. = 450 D.

Éléments du corps vitré.

Gros éléments cellulaires loréparés en examinant la face externe du corps vitré détaché de la rétine. Ils sont donc situés en avant de la limitante interne, comme dans la planche LIV, n° 1 (§ 1 et 2).

1. — Protoplasma de la cellule rempli de granulations, dont quelques-unes sont pigmentées et noires ; les limites de la cellule sont souvent indistinctes et le protoplasma de forme très-irrégulière.

2. — Noyaux volumineux, souvent doubles, remplis de grosses granulations.

Il est certain que l'amas de ces éléments, en un point situé en avant de la rétine, . peut contribuer à la formation de taches blanches, et même de taches graisseuses, car au milieu de ces éléments se rencontrent quelques globules adipeux.

Figure II. — G. = 150 D.

Face interne de la rétine, vue à plat.

1 . — Fibres du N.O avec leurs petits renflements. Elles forment des trousseaux très-réguliers séparés par d'autres fibres dirigées perpendiculairement.

2. — Entre les fibres du N.O rayonnant de la papille, se trouvent des fibres conneclives, insérées |sur la limitante interne et descendant aux bâtonnets. Ce sont ces gaines infundibuliformes dont forifice est représenté sur cette figure. La périphérie de la gaine est très-nette, mais au centre existe aussi un corps cylindrique qui peut acquérir des dimensions encore beaucoup plus fortes que celles représentées sur cette figure. Cet aspect correspond aux sommets des figures 10, 12, 13.

Figures III, IV, V. G. =350 D.

Fibres isolées.

Ces trois figures montrent, plus isolés et dissociés en certains points, les gros* éléments ovoïdes, dont quelques-uns 4) attestent la présence d'uiie espèce d'infundibuluin à la partie la plus interne de la fibre. Le cylindre central devient ainsi de plus en plus visible.

1. — Substance transparente contenue dans une gaîne conique, à base interne.

2. — Cylindre ou filament central vivement coloré par le carmin.

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