‹ Atlas des maladies profondes de l'oeil comprenant l'ophthalmoscopie [electronic resource]Chapitre 16 sur 165 · PLANCHE XIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XIII

Figure 1.

Slaphjlôme postérieur développé chez une dame à l'âge de 40 ans, sans cause appréciable. — Papille richement colorée bordée de pigment d'un côté, et entourée de l'autre par un mince croissant d'atrophie. La tache pathologique est située en haut et en dehors.

M S = Aucun signe concomittant de congestion oculaire; aucune apparence de

glaucome.

Staphylôme irrégulier. — La tache pathologique, qui représente une staphylôme au deuxième degré, est située exactement au-dessus de la papille. Celle-ci, suivant la règle, paraît allongée dans le sens perpendiculaire à la hauteur de l'ectasie.

. • Fig. 3.

Staphylôme irrégulier. — Papille rouge vivement injectée, excavation physiologique assez large. Le limbe de la papille du côté opposé à la tache jaune est entouré d'un anneau de nuance un peu plus claire que le tissu papillaire, mais ne rappelant en aucune façon la couleur habituelle du staphylôme. Le bord externe de la tache pathologique est

entouré d'un anneau choroïdien richement pigmenté. M =

Fig. 4.

Atrophie de la papille compliquée d'atrophie choroïdienne péri-papillaire. — Papille d'un gris bleuàire uniforme, sans excavation maniuée. Cercle blanc d'atrophie choroï- ^ dienne : du côté de la macula, ce cercle est limité par un anneau choroïdien assez accentué. Les artères sont filiformes, et par conséquent d'une moindre valeur que sur la figure; les veines ont leur calibre liabituel ; sur la choroïde quelques ilôts disséminés d'alrophie choroïdienne.

Cécité, affection ancienne développée successivement aux deux yeux d'une façon absolument silencieuse, tant au point de vue de l'état local que de l'état général.

Fig. 5.

Atrophie papillaire partielle avec excavation. — La surface delà papille est partagée en deux parties: l'une beaucoup plus large et située du côté de la macula a une teinte grise bleuâtre, uniforme comme dans l'atrophie glaucomateuse ; l'autre plus étroite a conservé sa couleur physiologique et représente ce qui reste de la couche des fibres. Les vaisseaux rétiniens, au niveau de l'atrophie, changent de direction, forment des crochets très-marqués sans cesser d'être visibles jusqu'à leur point d'émergence.

S = ^5 le champ visuel est altéré gravement par l'agrandissement progressif de la

tache aveugle. La vision est abolie dans les deux tiers internes de l'angle temporal. Celte énorme tache empiétant sur l'angle frontal et l'angle jugal paraît avoir pour centre le punctum cœcum. Sujet de 33 ans. — Durée de l'aireclion, 15 mois. A débnté par des douleurs violentes aux tempes pendant trois mois, sans appareil inflammatoire local. Durant cette période, troubles visuels marqués par l'apparition d'un brouillard qui devint rapidement a.ssez épais pour voiler les objets et empêcher le malade de se conduire. A la suite de cette longue attaque, la vision se rétablit un peu et devint ce qu'elle est aujourd'hui. L'œil paraît sain : aucun signe de glaucome.

Fig. 6.

Atrophie de la papille. - Elle paraît diminuée de volume, elle est d'un ton de craie qu fait ressortir un léger picqueté bleuâtre. Les vaisseaux restent assez volumineux.

Femme de 37 ans, gilelière; a beaucoup fatigué ses yeux dans de longues veillées au pétrole. Débuts, 4 ans. Durant les deux premières années, diminution tres-lente de a vision sans réaction locale ni troubles fonctionnels. Depuis deux ans 1 alfaiblissement a ete plus rapide; apparitions fréquentes d'étincelles jaunâtres que la malade compare à une gerbe de feu d'artif.ce tiré par un temps sombre. La vision s'améliore un peu par un c.el couvert et quand le soleil est au-dessous de l'horizon. Peut à peine se conduire. - Daltonisme pathologique.

D F Maui'ice lernn

OPHÏHALMOSCOPIF,

■'.eqaTTiey deffa , Bec(juet chromoiiLh

STAPHYLÔMES POSTERIEURS IT^REGULIERS

Atrophies papillaires G.MassontdUeur Paris

Figure 1.

Stuphylôme postérieur au troisième degré, très-développé. - On remarque dans la région de Vora serrata une couronne complète de plaques atrophiques non staphylômateuses. Le vif reflet fourni par la sclérotique mise à découvert sur de larges surfaces rend l'image très-brillante et permet de voir les plus menus détails ; on distingue, sur les plaques d'atrophie, des débris de la choroïde représentés sur certains points par des îlots rougeàtres, ailleurs par des masses pigmentaires. - Trois ou quatre gros vaisseaux choroidiens traversent le champ choroidien et semblent situés dans un plan antérieur. On pourrait les confondre avec des vaisseaux de la rétine ; mais ils s'en distinguent par leur volume et leur direction. Le réseau rétinien est plus riche que dans l'œil sain : il est possible de suivre jusqu'à l'équateur du globe, surtout au niveau des taches atrophiques, un grand nombre de vaisseaux de deuxième et de troisième ordre, invisibles à l'état normal. C'est cette circonstance, due exclusivement à l'éclairage, qui fait croire si souvent à un état congestif des membranes. La papille est allongée verticalement et couleur lie de

vin, comme il arrive d'ordinaire chez les staphylômateux. M= - .

Fig. 2.

Staphylôme postérieur au premier degré. — La tache pathologique est représentée par un croissant blanc bleuâtre, qui entoure tout le côté interne (image renversée) de la papille. Le staphylôme est marbré de nombreuses stries ardoisées, dues à des dépôts pigmentaires. Il est, dans ce cas particulier, peu distinct de la papille et facilement confondu avec elle.

Fig. 3.

Staphylôme postérieur au premier degré. -Ici la tache pathologique est d'un blanc éclatant, entourée d'une ligne noire fmement pigmentée. Du côté correspondant au staphylôme la papille possède des reflets bleuâtres très-accusés, semblables à ceux que ton observe dans les papilles glaucomateuses. Il semblerait qu'en ce point le nerf optique participe à l'ectasie, et que les fibres nerveuses peu nombreuses, il est vrai, de ce cote, ont été coupées, et pourtant l'acuité visuelle est égal à I; le champ visuel est normal.

Fig. 4.

Staphylôme au deuxième degré. - La tache pathologique, blanche avec quelques reflets bleuâtres, est plus large. Elle affecte la forme d'un cône tronqué dont le sommet est dinge vers la tache jaune, et dont la base embrasse plus de la moitié de la .papille. M = g- •

Fig. 5.

Staphylôme postérieur au troisième degré. - La tache pathologique plus développée entoure complètement la papille, qui peut être comparée îi un doigt entoure d une bague dite chevalière. Le staphylôme est bordé par un mince liséré pigmenlaire et recouvert de quelques débris choroïdiens.Papille ovale verticalement et d'une teinte vioIacce.Versla taciie jaune, atrophie de la couche pigmentaire épithéliale. Cette atrophie, très-commune chez

les stapliylômateux, met à découvert les venœ vorliosce et des espaces intervasculaires nombreux et étroits. Quelques vaisseaux atteints de dégénérescence athéromateuse se

traduisent sous l'aspect de stries jaunâtres. M = - .

Fig.6.

Staphylôme postérieur au troisième degré, très-développé. — Li tache pathologique entoure la papille; sa surface blanche à reflets bleuâtres est coupée dans le sens vertical par un vaisseau choroïdien isolé et volumineux ; sur son trajet et au-dessous de lui se voit une masse pigmentaire très-noire; une seconde, placée au-dessus, est située plus superûciellement, puisqu'elle recouvre ce même vaisseau. De nomlireux vaisseaux rétiniens de se ond ordre se dirigent de la papille vers la tache jaune, en traversant en ligne droite toute la hauteur du staphylôme. La papille couleur lie de vin a la forme d'une ellipse trèsallongée. M = Astigmatisme irrégulier. S^j;-

OPIITHALMOSCOPIE

D^' Maurice Pernu

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