‹ Atlas des maladies profondes de l'oeil comprenant l'ophthalmoscopie [electronic resource]Chapitre 19 sur 165 · PLANCHE XVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XVIII

Figure 1.

Atrophie complète de la papille. - Sans excavation. Sa surface est d'une teinte gris bleuâtre uniforme, plus foncée que ne l'indique la figure. - Le limbe sclerofca. est trè.accusé. les artères atrophiées ; elles ne sont plus représentées que par de petits vaisseaux filiformes qui cessent d'être apparents dans le voisinage de la papille. Les veines ont à peu

près leur volume normal. „ . ... .1

Début remontant à quatre ans. -Pas de troubles dans les fonctions cerebro-spmales. - Champ visuel réduit à l'angle temporal. - Distingue seulement le jour de la nuit. - SensibiUté très-vive à la lumière. — Contractilité persistante de l'ins.

Fig. 2.

Atrophie complète de la papille (sujet de 71 ans). - Papille grise, excavée. - Artères atrophiées.- Veines volumineuses, paraissant s'arrêter au limbe de la papille. Sur la surface de cette dernière les troncs vasçulaires ne sont représentés que par des stries peu apparentes. Distingue à peine la lumière avec cet œil depuis 50 ans. Aucun trouble du cote des centres nerveux. Aucun signe de glaucome. - Santé générale parfaite. - Sensibihte vive à la lumière. — Pupille non dilatée.

Fig. 3.

Atrophie complète de la papille. Disparition de la couche des fibres. - Pas d'excavation, teinte bleuâtre de toute la surface. Atrophie des vaisseaux rétiniens, artères et veines. Atrophie de la couche épithéliale de la choroïde.

Le début du mal remonte à trois ans. -Invasion brusque à la suite d'un vertige non suivi de perte de connaissance ni de troubles nerveux. Marche progressive sans reaction, accidentée fréquemment par des sensations lumineuses subjectives. Santé générale parfaite.

Fig. 4.

Atrophie de la papille. - Surface papiUaire d'un blanc bleuâtre plus accentué que sur la fleure - Artères filiformes, veines volumineuses, sinueuses ; au niveau de a papille elles sont décolorées, peu apparentes. Cette disposition rend le pouls veineux très- développe au niveau du limbe sclérotical. Perte subite de la vision de ce cote (œil gauche) a la suite d'uïe hémorrhagie cérébrale. - Paralysie du mouvement du côté droit; conservation de la sensibilité : l'œil droit est sain.

Fig. 5.

Atrophie de la papille, suite de névrite rétro-bulbaire. - Le bout intra-oculaire du nerf ontiaueTst saillant; augmenté de volume, d'une teinte jaune mitigée par des reflets

eÏes ve'le Umbe. Les artères ont diminué de volume; les -i-s sont genres p u volumineuses que ne l'indique la figure ; elles s'infléchissent en P^^^^f/^ ^ " ont papille, marquant ainsi le relief de cette dernière. Jusqu'au niveau de la papille, elles sont fortement colorées : au delà elles sont pâles, comme si à ce niveau siégeait un obstacle à la Sation de retour, ou bien comme si le vaisseau était recouvert par un tissu pap.Uaire

^^sÏSdl 35^"=^ accidents remontant â sept ans. Au début, -^«^ P^olon^s avec phantasmes lumineux vivement colorés. Guérison en ^^''^^l^^'^'^^^^^^^^ tard, perte subite et complète du mouvement des n^embres ''^f^" '/ f ^^^f des moteurs oculaires communs, et embarras de la paroh> sans t'oubl. J^e la vision. Ce n'est que l'année suivante, pendant l'usage des eaux de D«u,bon-l Archambault, qu.l sur

vint de ce colé des accideuts, marqués par une coloration rouge ou jaune des objets, et le sautillement des lettres pendant les essais de lecture. Progrès du mal sans douleur, sans réaction, ni du côté delà tête, ni du côté de l'œil, La paraplégie a persisté; la

motilité de l'œil est recouvrée; l'acuité visuelle réduite à y^- Le champ visuel est altéré:

contrairement à la règle, l'angle temporal est aveugle, et l'angle nasal à peu près conservé.

Fig. 6.

Atrophie delà papille, suite de névrite descendante. — Papille d'un blanc éclatant comme de la craie h en éclairée. — Atrophie du système vasculaire rétinien. Sujet de 72 ans. — Blessé à l'âge de 19 ans, d'un coup de sabre à la tête, qui fut suivi de la perle immédiate et complète de la vision, sans réaction locale. Depuis lors la vision est abolie de ce côté; l'autre œil est sain. Santé générale irréprochable, au point de vue principalement des fonctions du système nerveux.

OPHTHALMOSCOPIE

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NEVRITES OPTIQUES G.Masgon Editeur Paris

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PLANCHE XTX

Figure 1.

Nevro-rétinite aiguë. — La papille et la région péri-papillaire sont occupées par une vaste plaque jaunâtre dans laquelle il est possible de distinguer plusieurs zones. Au centre on remarque un espace d'un gris plus clair, circonscrit par deux petites surfaces rougeâlres : cette zone centrale correspond ù la papille. — Immédiatement en dehors, seconde zone jauneoranger, représentant le tissu rétinien vivement injecté. Enfin, à la périphérie de l'altération, troisième zone grisâtre due à l'infiltration du tissu. Celle-ci se perd insensiblement dans les parties qui sont restées saines. Exlravasation sanguine vers le point d'émergence de l'une des branches sinueuses des vaisseaux. Au-dessous de la région malade on remarque quelques petites masses exsudatives. Les vaisseaux, en se rapprochant de la papille, s'effilent et disparaissent en des points distincts et isolés qui correspondent approximativement au limbe sclérotical.

État de la vision : S = -• Champ visuel rétréci dans le sens horizontal : l'angle

temporal est réduit à quelques degrés.

Sujet de 25 ans. — Début des accidents, 35 jours. - A ce moment le malade fut gêné par la présence persistante d'une grosse mouche volante. A cette mouche succéda, quelques jours plus tard, une sorte de fumée grisâtre générale, à travers laquelle il fallait des eflbrts pour distinguer les objets. Au S'' jour l'œil droit fut envahi exactement de la même façon. L'examen de ce dernier que nous avons représenté fut pratiqué le I5« jour. Pas d'antécédents syphilitiques ni rhumatismaux. — Au début, céphalalgie violente, avec vertiges et étourdissements; dépuis lors la céphalalgie a diminué : elle est devenue intermittente. Pas d'autre trouble nerveux.

Fig. 2.

Même type que le précédent, dessiné au 40« jour. On juge aisément des transformations qui se sont opérées. L'inûltration a notablement diminué. La papille est â peu près indiquée par une surface vivement hypcrhémiée, à la partie supérieure de laquelle on remarque de nombreux vaisseaux capillaires qui forment par leur réunion une véritable tache sanguine striée. La zone d'infiltration de la rétine est mieux limitée ; les vaisseaux rélmiens mieux dessinés naissent manifestement de la papille; ils sont également bypérhémies. Le nombre des exsudais rétiniens a augmenté. La vision n'est pas sensiblement modifiée.

Fig. 3.

Névro-rétinite par compression du nerf optique gauche. La papille optique vivement injectée est représentée par une petite surface formée par un piqueté rougeâtre très-lin, et vers laquelle se dirigent les vaisseaux rétiniens ; autour d'elle se voit une large plaque jaunâtre sensiblement circulaire, qui représente la région de la rétine envahie. Les vaisseaux réliniens ont au niveau de cette tache un aspect caractéristique.Ils sont sinueux, turgescents ; ils disparaissent sur certains points et sont coupés en tronçons qui semblent sans rapports de continuité entre eux.

Sujet de 33 ans, observé dans le service de M.Désormeaux, chirurgien à l'hôpital Necker. — Choc violent au niveau de la tempe gauche. Contre-coup du côté droit, assez violent pour occasionner une ophthalmie suivie de la perte de la vision de ce côté ; peu de temps après développement d'un anévrysme cirsoïde de l'artère oplithalmique gauche, et simultanément d'une névro-rétinite progressive à marche aigué, compliquée au début d'une ophthalmie externe.

État de la vision : S = ^ . Diminution périphérique du champ visuel.

Fig. 4.

CEdème de la rétine. — Papille hypdrhémiée, voilée sur ses bords par un nuage grlsûtre. Ce nuage entoure la papille; il s'élargit notablement en bas et en dedans; un second nuage de même aspect, séparé du premier par une bande étroite de tissu sain, s'observe au bord interne de l'image. Suffusions sanguines dans le voisinage de celte dernière. Les vaisseaux rétiniens paraissent recouverts par une fumée grisâtre dans toute l'étendue de l'inflltration, mais principalement au pourtour de la papille.

État delà vision : S = Champ visuel rétréci. Angle nasal à peu près perdu. L'angle

jugal est meilleur que l'angle frontal. Sujet de 22 ans. Pas d'antécédents suspects. — Pas de rhumatismes. — Ni sucre, ni albumine, ni alTection soit du cœur, soit des gros vaisseaux. Début remontant à 16 jours et révélé sans réaction locale pur des vibrations lumineuses fréquentes. Au 1" jour, le mal prit brusquement l'intensité qu'il avait au moment de notre examen.

Fig. 5.

Même type que le précédent, dessiné 42 jours plus tard. La nouvelle image indique clairement la nature de l'airection. L'œdème a presque complètement disparu, si ce n'est au niveau du limbe de la papille. La choroïde paraît profondément altérée dans une grande étendue. Les couches pigmentaires de l'épilhélium et du stroma, livrées à l'atrophie, mettent à nu sur divers points les venœ vorlicosœ et font entrevoir la sclérotique, ce qui donne à l'image un ton un peu plus clair et des marbrures jaunes. Deux masses pigmentaires volumineusses, entourées d'une zone d'atrophie très-marquée, couvrent complètement les vaisseaux rétiniens et témoignent de l'envahissement de la rétine.

Fig. 6.

Atrophie choroïdienne généralisée, compliquée d'accidents glaucomateux. Les régions atrophiées occupent à peu près toute l'étendue de l'image. Elles représentent un vaste plateau entourant complètement la papille. La sclérotique mise à nu donne à l'image un ton d'Ivoire jauni. On remarque au niveau de l'atrophie des venœ vorlicosœ déjà envahies par la dégénérécence granulo-graisseuse, des niasses de pigment charbonneux dont la forme rappelle celle des corpuscules osseux, et enfin de nombreux vaisseaux rétiniens de deuxième ordre.

État de la vision : S = Champ visuel altéré, meilleur à la périphérie qu'au centre. —

Vieillard. — Début remontant à huit ans et marqué par des douleurs ciliaires très-intenses, qui durèrent plusieurs mois, et pendant lesquelles la vision, dit-il, fut complètement perdue. Lej douleurs di.-parurent alors et la vision revint, mais incomplètement. A partir de ce moment un aflaiblissement définitif se développa progressivement jusqu'au moment actuel. Deux ans après le début de l'airectioii oculaire, il survint en outre des symptômes d'ataxie locomotrice qui depuis se sont pleinement confirmes.

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