Couche des grains externes très-bien développés
Figure II. — G. = 350 D.
Sclérose artérielle.
Ce vaisseau provient d'une ancienne rétinite fibreuse avec points purulents. i . — Limitante interne de la rétine, saine, non épaissie.
2. — Travées de Muller, épaissies, réunies en gros faisceaux. 8. — Fibres du nerf optique coupées perpendiculairement.
4. — Éléments cellulaires, très-abondants au milieu des loges du nerf optique.
5. — Parois artérielles, fortement épaissies. 11 est possible d'y reconnaître encore la structure lamellaire, mais Taspect général de la coupe est celui d'un tissu scléreux pur et presque amorphe. Ces parois contiennent malgré la dégénérescence générale, beaucoup d'éléments cellulaires surtout à la périphérie. La limitante interne^ les fibres musculaires, ne sauraient être reconnues.
LESIONS DES VAISSEAUX G MissacEdrteur.Paria.
Planche XLVIII, — Rétine.
Figure I. — G. = 350 D.
Sclérose de la rétine. — Migration du pigment.
Cette planche commence la série des maladies pigmenlaires do la rétine, si nombreuses dans leurs causes et leurs formes. La figure I*"' faisant en partie suite aux altératious des vaisseaux, est un exemple typique de la migration du pigment choroïdien dans la gaîne d'une artère elle-même atteinte de dégénérescence scléreuse. 1 • — Limitante interne de la rétine d'où s'échappent quelques fibres minces de MuUer non hypertrophiées en cette portion.
2. — Couche des fibres du nerf optique, irrégulière, sinueuse formant des trousseaux épais et scléreux, possédant quelques noyaux.
3. — La couche des cellules sympathiques, la couche moléculaire, les grains internes ont disparu. En somme, au-dessous de la couche des fibres du nerf optique il ne reste plus que des travées très-épaisses, connectives, avec leur endothélium.
4. — Travées connectives dont Thypertrophie si remarquable n'est pas en rapport avec l'état grêle de ces mêmes fibres à la partie supérieure. Il faut donc admettre que la lésion s'est localisée à la partie la plus externe des fibres de Millier.
5. — Noyaux d'éléments cellulaires, çà et là devenus colloïdes.
6. — Le fait important dans cette figure, outre la sclérose de la rétine, c'est la migration du pigment dont plusieurs petites masses sont disséminées dans la partie la plus interne.
Ce pigment qui n'est pas brun jaunâtre, mais noir charbon, vient des cellules épithéliales de la choroïde. Dans ce cas, la rétine était décollée en ce point de la choroïde, plus loin elle est adhérente, et les espaces compris dans ces lacunes sont comblés par un exsudât. C'est à travers l'cxsudat qu'émigré le pigment soit seul, soit transporté par des leucocytes dont il imprègne le protoplasma ; il vient ainsi se loger dans toute l'épaisseur do la rétine soit irrégulièrement en petites masses, soit le long des vaisseaux.
1 . — Grande masse de pigment entourant une artère dégénérée, vitreuse ; ce vaisseau, à la coupe, donne une surface divisée irrégulièrement en parties concentriques, fortement colorées en rouge par le carmin, et laissant au centre, deux petits orifices indiquant le calibre du vaisseau. Le pigment imprègne le protoplasma des endothélium qui forment la gaîne lymphatique du vaisseau, et les cellules nouvelles qui proviennent de l'infiammation du vaisseau.
8. — Éléments cellulaires remplaçant l'épithélium polygonal de la choroïdo ; ces cellules très*nettement colorées en rouge par le carmin, ont un protoplasma très-peu abondant, et ne contiennent plus aucune granulation pigmentaire. Nous avons retrouvé ce pigment dans la rétine.
9. — Limitante interne de la choroïde, lu. — Choroïde scléreuse, atrophiée.