Couches externe de la choroïde
FiouRE II. — G. =350 D.
Pigment hèmorrhagiqne entre les fibres da N.O.
(Préparation plaie.)
Rétine à plat, privée de ses couches externes par le lavage au pinceau et provenant d*un irido-clioroïdite.
1 . — Expansion du nerf optique, anastomose des faisceaux des fibres.
2. — Éléments cellulaires placés sous la limitante interne de la rétine.
3. — Groupe de prolifération de ces éléments cellulaires assez nombreux dans cette portion de la rétine.
4 . — Pigment logé entre les faisceaux de fibres optiques. Cette rétine présentait en d'autres parties des hémorrhagies du corps vitré. En outre le pigment n'était pas en fines granulations pénétrant le protoplasma, il formait des masses agglutinées, irrégulières, groupées autour de quelques centres d'éléments en voie de prolifération. En somme, ce pigment do nature hémorrhagique s'était rassemblé dans les interstices des faisceaux, mais n'avait pas émigré de la choroïde à travers toute la rétine pour apparaître sous la limitante interne. Nous verrons qu'en cette circonstance, il prend une autre conformation.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L'ŒIL
Fid. 2.
fc.
PIGMENT HEMORBHAGIQUE f-NTRE LES FIBRES DUN.O. G Massou £dvleur,Paris.
Planche XLIX. — Rétine.
Rétinite pigmentaire, aa début.
Cette planche conlient trois préparations provenant d'un cas remarquable do rétinite pigmentaire, sans pigment, où le rétrécissement^dii champ visuel, Théméralopie, l'atrophie de la papille, avaient été constatés. Quelques très-rares taches de pigment à la périphérie, visibles à Tophthalmoscope, avaient permis d'établir positivement le diagnostic. Le malade mourut de scarlatine, et l'examen de l'œil révéla les lésions suivantes de la rétine, outre une choroïdite métastatique trèsabondante.
Voir la description détaillée de ce cas in Bulletin de la Société de chirur^ gie, novembre 1815 et in Annales d*ocnlistiqae^ novembre 1875.
Figure L — G = 350 D.
Spithélium choroidien.
Cette préparation faite en chassant au pinceau les couches externes de la choroïde, ne contient que la limitante interne sur laquelle repose l'épithélium polygonal. La membrane a été traitée par l'hématoxyline, elle est restée incolore et cette substance n'a décelé aucun noyau ni dans la fibreuse anhyste, ni dans l'épithélium polygonal. Le revêtement si élégant, si régulier, les noyaux vivement colorés en bleu, entourés d'un polygone pigmenté, n'existent plus à la vérité sur cette limitante interne. Les granulations pigmentaires sont comprises.dans une masse protoplasmatique à formes mal limitées, ou bien elles sont libres et simplement adhérentes à la fibreuse anhyste. 11 ne faut pas oublier que ces granulations sont animées d'un mouvement vibrionien très-marqué.
Tel était l'aspect de l'épithélium polygonal dans cette choroïde d'un œil atteint de rétinite pigmentaire au début, sans lésions appréciables à l'ophtalmoscope.
Figure II. — G. = 150 D.
RéUne à plat, taches de pigment.
La rétine de cet œil ayant été colorée par le carmin, mise à plat et débarrassée légèrement de ses bâtonnets et cônes, il fut aisé de reconnaître à un faible grossissement des taches nombreuses de pigment. Ce pigment, non hémorrhagiquo, mais absolument choroidien, occupait par petits groupes très-nombreux la couche des grains externes. Un grossissement plus fort permettait de le reconnaître dans le grain lui-même et sur le contuur de cet élément nucléaire.
1 . — Grains externes vus de face et par leur côté externe, la limitante interne de la rétine reposant sur la plaque de verre, et la limitante externe contre le couvre objet.
2. — Groupes de pigment très-nombreux dans toute l'épaisseur de la couche des grains externes.
3. — Vaisseau vu confusément au-dessous des grains, pas de pigment autour de lui.
Figure III. — G. = 350 D.
(Coupe perpendiculaire de la rétine dans la portion périphérique où existait surtout
la coloration pigmentaire.)
Cette préparation est le contrôle de la précédente. 1 . — Limitante interne.
2. — Fibres de Mtiller, ea faiseeaux, ud peu hypertrophiées. 3« ~ Couche des fibres du nerf optique, très-élroite; mais il ne faut pas oublier que la rétine est prise à la portion ciliaire.
4. — Vésicules d'œdème sous la limitante interne, entre les eolonnes de Mûller.
5. — Cellules sympathiques dont quelques-unes sont détruites. (La rétine a été recueillie après la mort.)