PLANCHE XXI
Fignre i.
Retlno-choro!dite exsudati^e circonscrite. — Atrophie de la rétine et de la papiile consëcutive. La région de la macula est envahie par des masses exsudatiyes Jaunâtres et épaisses. Autour d*elie la choroïde est en voie il^atrophie. La diminution de volume des vaisseaux rétiniens indique l'atrophie de la membrane nerveuse. La papille est décolorée, d'une nuance gris bleu&tre, comme on Tobserve souvent dans la névrite optique descendante.
Sujet de 27 ans, sans antécéddent snspect avoué ou reconnu.— Début du mal remontant à treize mois. Le malade Tattribue à un éclat de capsule : mais rien, ni dans l'état de rœil car les milieux et les membranes sont intacts et transparents, ni dans les caractères de l'altération, n'autorise à l'admettre. L'acuité visuelle est inférieure à — .
Fig. 2.
Œdème de la papille et delà région péri-papillaire de la rétine. — La papille est élargie, Jaunfttre^ tuméfiée, ce que l'on reconnaît à l'absence de lame criblée et aux inflexions des vaisseaux ; ses bords sont couverts par un voile gris qui se fond graduellement dans le ton général. Celui-ci est moins vif, moins franc qu'à l'état normal. On voit à c>e signe et aussi au peu de netteté des contours des vaisseaux que la rétine tout entière est envahie par rinflltralion, mais à un moindre degré que dans la région papiiiaire.'Çà et là quelques suff usions sanguines médiocrement apparentes.
Fig. 3.
Apoplexie de la rétine chez une femme de 69 ans. — La tache Jaune est le siège d'une sufTosion sanguine qui entoure la fovea. Cette suffusion, plus sombre au centre, est striée sur ses bords. L'Intensité et le peu d'uniformité de sa couleur, sa forme striée, permettent de la distinguer d'un état physiologique de la tache Jaune avec lequel elle olTre une certaine analogie (voy pi. VIT, flg. 1). On remarque sur la surface de la rétine quelques autres petits foyers hémorrhagiques de même apparence.
Accident brusque précédé de nombreux étourdissements et de tendance au sommeil. La malade perçoit seulement la lumière d'une bougie promenée dans les régions périphériques du champ visuel ; la vision directe est perdue : l'autre œil est sain.
Fig. 4.
Même type que dans la figure 2. — Dessiné 50 Jours plus tard. La région papillaire est un peu plus nette. On découvre autour de la papille un disque d'atrophie choroîdienne. Toutefois l'aspect général de l'image, son ton gris rougeâtre, l'aspect des vaisseaux. Indiquent qu'il existe encore de l'infiltration dans toute l'étendue.
Fig. 5.
Apoplexie rétinienne. ~ La région de la macula est envahie par un certain nombre de foyers hémorrhagiques dont la couleur foncée, la forme non striée, appartiennent plus spécialement à l'apoplexie des couches externes. Mais ce qui frappe le plus l'attention, c'est l'aspect d'un vaisseau dont le volume est un peu exagéré sur la figure et qui siège audessous de la papille (image renversée). A une certaine distance de cette dernière, ce vaisseau change de couleur et dégénère en un cordon blanc très-bien marqué et que l'on peut suivre Jusque vers l'ora serrata. Au point où le vaisseau s'est rompu se trouve un caillot volumineux et dont le centre est sombre et les bords plus clairs. Le peu d'éclat de l'image tout entière, sa teinte rouge altérée par du gris, montrent que la rétine a perdu de sa transparence.
Sujet de 87 ans, peintre en bfttiments^ — a toujours Joui d*ane bonne santë; pat d'antre antécédent qu'une fluxion hémorrboldaire périodique, supprimée depuis quelques temps. Affaiblissement considérable de 1^ vision, surrenu progresslTement dans l'espace de quelques mois. Les résultats de l'examen ophthalmoscopique conduisent à examiner le cœur. Il est gros : ses battements sont sourds, étendus, mais sans bruits pathologiques; le pouls est irrégulier, le malade a des étouffements, des palpitations fréquentes, en un mot, un appareil de symptômes qui me paraissent devoir être attribués à une hypertrophie passive ou à une dilatation des gros vaisseaux. Quelques mois plus tard J'appris qu'il était mort brusquement d'un accident attribué par le médecin qui lui donnait des soins à la rupture d'un anévrysme.
Fig. 6.
Apoplexie rétinienne. — La rétine est criblée de foyers hémorrhagiques déjà anciens. Certains, par leur forme allongée, paraissent appartenir aux couches internes; d'autres, par leur forme arrondie, aux couches externes. La rétine est altérée profondément, elle e^t infiltrée, opaline : c'est à peine si l'on reconnaît la papille sous l'aspect d'une surface arrondie, d'un ton un peu plus clair que celui du reste de l'image. En cherchant bien, on rencontre encore quelques rudiments de valcseaux.
Vieillard Jouissant d'une santé Irréprochable. La vision est abolie dans cet œil depuis quelques années.
C '' Maunce Pemn
OPHTHALMOSCOPIE
Reoimeydeliii, Bscquet ciiromûIilK
AFFECTI0i>î5 P^VERSESDELA KETINE
G Wasson Editeur Pana