‹ Atlas des maladies profondes de l'oeil: comprenant: L'ophthalmoscopieChapitre 25 sur 163 · PLANCHE XXIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XXIII

Figure 1.

Glaucome chronique. — Excavation complète et peu profonde de la papille. — Déviation des yalsaeaux au niveau du limbe sdérotical. La surface papiliaire est en partie recouverte par un paquet de yaricosités qui sont sans continuité apparente avec les vaisseaux de la rétine.

Femme de 45 ans.— Fait remonter le début des accidents à dix ans. Pas d'autre symptôme que raffaiblissement graduel de la vision : aujourd'hui la cornée est sensible ; la pupille très-pure, l'iris normal, et l'œil perçoit à peine la lumière d'une lampe de fort calibre. Dureté glaucomateuse du globe.

Fig. 2.

Glaucome chronique en voie de progrès. —Papille grise décolorée. — Déformation des vaisseaux rétiniens. Cinq d'entre eux semblent naître d'un tronc commun situé au-dessous du point d'émergence central. D'autres branches, gonflées de sang sur la rétine, pâlissent, s'efûlent sur la papille et s'infléchissent ou se recouchent en crochets au niveau de l'excavation^ qui semble remplie de débris peu transparents.

Femme de 45 ans— H manifeste = r^ • Diminution considérable et régulière de la vision

périphérique. ^ — r a^^c l'aide d'un verre sphérlque -|- tt .

Fig. 3.

Névrite optique descendante monoculaire. — Papille large, infiltrée, d'une teinte grise. Ses bords sont mal délimités, sa surface est remarquablement élevée au-dessus du niveau de la rétine; aussi les vaisseaux en ce point décrivent-ils une courbe très-marquée. Ceux-ci sont nombreux, volumineux. Comme leur point d'émergence est caché, ils semblent passer devant la papille sans en émaner. Leurs contours à ce niveau sont légèrement voUés. Les venœ wriicosœ sont apparentes.

Vision abolie. Débuts datant de quelques mois, marche progressive sans réaction locale. — Pas de cause bien déflnie : le sujet a commis d'assez nombreux excès alcooliques.

Fig. 4.

Névro-rétinite (1^ phase). Papille élargie, d'une teinte laiteuse uniforme, entourée d'une sone d'infiltration dans laquelle ses bords se perdent complètement. La zone d'infiltration est d'un gris opaque au niveau du limbe sclérotIcaL L'opacité diminue à mesure que Ton s'éloigne de la papille et que l'on se rapproche des parties saines. Les vaisseaux rétiniens sont très-dé veloppés et plus ou moins voilés dans la région pré-papillaire.

S = .— • Rétrécissement périphérique du champ visuel ; l'angle temporal, contrairement à la règle, est réduit à 15" environ. -

Sujet de 32 ans. — Début des accidents, deux mois* Chancre non défini deux ans auparavant. Pas d'accidents consécutifs. Céphalalgie persistante depuis le début des accidents. Ëtat d'hébétude trèa-marqué, sans autre trouble appréciable du côté du système nerveux.

Fig. 6 et 0.

Reproduction des types s et 4 paryenus à une période plus avancée du mal, qui en représente la seconde phase. L'infiltration paplllaire et péri-papillaire a disparu : la papille est en voie d*atropbie régressive ; mais cette forme d'atrophie diffère des autres en ce que la papille reste saillante et sans excavation, ce qu'il faut attribuer à une infiltration persistante de son tissu et à rintensité du travail hyperplasique. On dirait aussi que la circulation de retour est gênée, car les vaisseaux sont presque aussi développés que durant la première phase.

OPHTHALMOSCOPIE

rJEVRTTES OPTIQUES —GLAUCOMES

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