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BASSIN HOUILLER DE SAARBRUCK

Le bassin houiller proprement dit de Saarbrüek présente une superficie d environ 200 kilomètres carrés ; les couches ont une plongée moyenne de 15° vers le Nord-Ouest; elles s’étendent depuis Saarlouis et Volklingen sur la rive gauche de la Saar, jusque vers Ottweiler et Frankenholz, à FEst* L’épaisseur totale de la formation houillère atteint 3 200 mètres aux environs de Saarbrüek, région la plus importante du bassin.

Des sondages ont d'ailleurs permis de reconnaître sur environ 75 kilomètres carrés la prolongation du bassin, au Sud-Ouest de la Saar, dans l'ancienne Lorraine française ou ont été créées avant la guerre et se sont développées depuis lors les exploitations de la Petite Rossel et de Carling-l’Hôpital.

L’extension des couches houillères de la Saar jusque vers le Rlhn est une hypothèse qui a déjà été mise en avant à diverses reprises, mais que des sondages n'ont point encore confirmée. Il y a peut-être dans cette direction d’importantes réserves houillères qu’un avenir plus ou moins lointain mettra an jour, mais pour le moment il est encore impossible d’en tenir compte dans l'évaluation des richesses probables du bassin*

L'évaluation des richesses probables de cette région a été faite à diverses reprises, et les résultats ont été tous divergents* Ainsi M* Nœggéràth, en 1855, partant d’une puissance moyenne des couches houillères de 106 mètres et d’une puissance réellement exploitable de 75 mètres était arrivé à estimer à 3 500 millions de tonnes environ la quantité utilisable, jusqu’à la profondeur de i 000 mètres, déduction faite de 25 p* 100, considérés comme devant être abandonnés.

M. Nasse, en 1R83, arrivait de son côté à un tonnage un peu supérieur à 3 000 millions de tonnes.

Le conseiller Kliver, en 1891, a repris ces mêmes calculs ; admettant comme exploitables toutes les couches de plus de 30 centimètres et poussant les évaluations au delà de 1 000 mètres de profondeur, il arrivait au chiffre énorme de 32 000 millions de tonnes. Déduction faite des deux tiers pour la quantité des houilles à tirer des prolongements tout à fait hypothétiques des couches au-dessous de 1 000 mètres de profondeur, M. Kliver arrive encore à une estimation supérieure à 14 milliards de tonnes, qu'il décompose :

En charbons maigres, G10 millions de tonnes ;

Eu charbons à flamme, 8 520 millions de tonnes ;

En charbons gras, 4 902 millions de tonnes*

De pareilles richesses correspondraient à une exploitation de 10 à 12 millions de'tonnes pendant 900 à 1 000 ans.

Exploitation. — L'exploitation s'est développée simultanément sur les divers groupes de couches de houilles*

Les houilles grasses sont exploitées, à l’Ouest, dans la vallée de la Sulzbach, en marchant de l’Ouest à FEst, par les mines Dudweiler, Sulzbach, et par les recettes supérieures des mines Saint-Ingbert (Palatinat) et Àltenwald; dans la vallée de la Fischbach, par les mines Camphausen, Kreuzgraben et Maybach, et enfin, à FEst de Bidstock, dans la vallée de la Holzhauer, par les mines ïïeinitz et Deehen et dans la vallée de la Blies, par les mines Konig et Wellesweiller*

Les houilles à flamme de la zone inférieure sont exploitées actuellement par le puits Albert, près de Louisenllial, par le puits Jmgersfreude et les galeries de Burbach dans les vallées de la Sulzbach, de la Fischbach et de la Steinhaeh; à l'Ouest de Bildstock, parles travaux de la mine Friedrichsthal, par les travaux de la mine Redon, situés à l'Est de ces derniers, et parles travaux de la mine Kohtwald situés entre les vallées de la Landsweiler et de la Rlies.

Les houilles ci flamme de la zone supérieure sont exploitées sur la rive gauche de la Saar, dans la vallée de la Rossel, par la mine Geislaütcrn ; sur la rive droite de la Saar, dans la forêt de Kollerthal, par les mines Gerhard et von der ïleydt, et plus àlEst, dans la vallée de la Fischbach', par la mine Quierschied ; enfin à FEst de Bildstock, dans la vallée de la Landsweiler, par la mine lizenplitz et une partie de la mine Reden. La mine Ziehwald, créée plus récemment sur la rive gauche de la Blies exploite ces mêmes couches*

Les mines Reden et Kohlwald sont les seules qui par les même travaux exploitent les houilles à flamme de la zone inférieure et de la zone supérieure.

Usage des houilles de Saarbrüek . — Très riches en matières volatiles, les houilles de Saarbrüek ne semblent pas convenir d'une façon spéciale a la fabrication du coke puisque le rendement de la calcination n est que

de 50 à 52 p* 100; malgré cela, les menus sont, dans une forte proportion (environ 20 p* 100) livrés aux fours h coke,

La métallurgie du fer de la région absorbe environ 10àd2 p* 100 des houilles menues ; le reste de laproduction est distribué entre toutes les industries locales* Nous donnons d’ailleurs divers tableaux qui permettent de se rendre compte du rayon de vente de ces mines de Saarbrück.

Distribution de la production des mines de Suarbrüek . — Les charbons employés ont été utilisés de la façon suivante :

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