‹ Atlas du Comité central des Houillères de FranceChapitre 19 sur 152 · DIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

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pendant cette période une importance considérable : le ’ Gard qui a décuplé sa production et est arrivé à fournir plus de 450 000 tonnes; Commentrv qui approche ! de 200 000 tonnes, et les gisements des bords de la Basse-Loire qui fournissent plus de 100 000 tonnes.

Nous ne suivrons pas, année apres année, les progrès ou les reculs de l’exploitation, mais passant de suite à 1891, nous pouvons, par une rapide revue des années intermédiaires, prévoir avec quelque certitude les espérances pour T avenir. La planche XII donne d'ailleurs la représentation graphique de la production de chaque bassin en 1891.

Les planches IY et Y donnent la répartition des houilles produites entre les divers départements consommateurs, d’après la statistique officielle de l'industrie minérale.

Un bassin houiller apparaît hors de pair ; depuis 1847, il a plus que décuplé d’importance; il a doublé sa production dans les quinze dernières années. A lui seul il produit, en 1891, autant que tous les bassins houillers français réunis en 1869 ; c'est Je bassin houiller du Nord et du Pas-de-Calais.

Un simple coup d’œil jeté sur ces vastes concessions d’Anzin, d’Aniehe, de Courrières, de Lens, etc., entièrement ou tout au moins presque complètement exploitables et pourtant seulement parsemées de distance en distance par des puits isolés, fait comprendre que ce développement est loin d'avoir dit son dernier mot. Pendant longtemps encore, les bénéfices réalisés dans ces belles exploitations trouveront un fructueux emploi sur place, en fonçage de fosses nouvelles et en création de sièges complets dans des régions vierges encore.

Dans quelques années, si des crises politiques ou sociales ne paralysent Faction de ces puissantes compa-

i Livrée à la consommation, en tenant compte des variations des stocks.

gnies, le hassin produira à lui seul ce qu'a produit la France entière en 1891.

Si notre pays a pu déjà demander proportionnellement moins de houilles à l'étranger, c'est surtout grâce aux quantités de houilles que ce district fournit aux diverses régions industrielles du Nord et de l’Est.

Que des tarifs spéciaux communs aux compagnies du Nord et de l'Ouest soient homologués, que d’autre part, pouf aller plus loin encore, sur les côtes occidentales, les houilles puissent s’embarquer à peu de frais sur les quais de Dunkerque, et les houilles anglaises seront à leur tour refoulées, comme le sont déjà partiellement les houilles belges et allemandes.

Si, de tous les bassins houillers, celui du Nord et du Pas-de-Calais a cru le plus rapidement dans ces quarante dernières années, par contre, celui de la Loire — le plus ancien de France — a cru proportionnellement le moins.

Pendant cette période, sa production n'a que doublé, et, depuis vingt ans même, elle ne fait guère que se maintenir. Pour ce bassin, la production annuelle de 4 millions de tonnes semble devoir être un maximum qui sera difficilement atteint, et, surtout, qui ne pourra guère être maintenu longtemps. La pointe orientale du bassin, vers ltive-de-Gier, est déjà presque épuisée, et nombreuses sont les concessions abandonnées. Dans le centre du bassin, les richesses sont considérables encore. Mais les grandes profondeurs, jointes aux difficultés sans cesse croissantes résultant du grisou, no permettent pas d’espérer autre chose qu’un maintien provisoire de la production, que suivra, dans un délai que Ton peut, déjà prévoir, une décroissance progressive.

Pour le bassin de Commentry, et, en général, pour presque toutes les houillères groupées en ceinture autour du Plateau Central, la période du maximum de production a déjà été dépassée ; et, à moins de découvertes inattendues, improbables même dans l’état de la

VARIATIONS DE LA PRODUCTION DES DIFFÉRENTS BASSINS HOUILLERS FRANÇAIS DE 1830 A 1801

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science géologique, il y a, dès maintenant, lieu de prévoir une réduction progressive de production des houil-

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