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Hectares
Tonnes
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Ouest. . . . »
M ay en ne , S ar th e, Loir e-
Gisements à conciles générale¬
Inférieure, Deux-Sèvres,
ment minces, très inclinées:, dispo¬
Vendée. ........
sées en chapelets, coupées par des failles nn ni lut; Lises. Houille anthracite use, d'un emploi restreint ; ta plupart des concessions portent sur des giles inexploitables économiquement et souvent meme stériles.
Alpes. ....
Isère, Hautes-Alpes, Savoie,, Haute-Savoie, Var, Bas-) s es-A J p es , Alpes-31 ari L i - y
La plupart des concessions sont 'do très faibles étendues et portent Isur des lambeaux anthracifércs sans
Sud-Est. . . .
ines
importance.
Eouc h es - d u - Rh ô ne, Vau -
Vosges . . , .
cluse. .. .
\ Concession a. de ligniles de qualités diverses.
Îlaute-Saûne, Vosges . . .
Tarn, Aveyron, Hérault, Aude, Pyrènées-Orie n ta¬
Sud-Ouest, . .
ie s .
Centre ....
Allier, Nièvre, Puy-de-
Dôme, Creuse, Haute - Loire, Cantal, Corrèze,
Lot.
Saône-et-Loire
Saôn e-e l-Lo ire, Cô te- d f O i',
Yonne .........
66 lül
Si concessions de lignilcs sont [inexploitées; fO concessions de IL
Gard.
tguites exploitées ne produisent en¬
Gard, Ardèche, Drôme * .
semble que 20 03$ tonnes.
) Les 0 eô u cessî ons de houille Iei ex -
fploitées sont des concessions de périphérie.
/ Il y a trois groupes de conccsl'sions : ta Bassin de Saint-Etienne,
2A concessions sur 32 sont exploi¬
tées, les 8 concessions inexploitées i sont onde très petites concessions
i ou des concessions sur les bords (stériles du bassin; 2* Bassin de jRivc-dc-Gier, 1 H concessions sur J2,
Loire. . . . ,
Loire, Rhône'. ......
sont exploitées. Les concessions exjploilécs produisent peu. Cclksinex- L Iodée s. sont ou épuisées ou situées Fsiir les prolongements pauvres du
f gîte ; 3” Bassin anüiracilerc, 7 concessions inexploitées sur 8 ; les
i concessions reposent sur des larn-
beaux inexploitables ou même std-
ri les.
, Dan s le Pas-d c- C ala i s 1 es concessions inexploitées sont trois dans le
Nord et Pas-de-Calais ..........
t Boulonnais ftlardinghem) et celle ïd'Auchy au Bois; dans le Nord, ce
bout tas concessions de périphérie Freine, Odomei, B mi Ile, lias non.
- Gliutca u-l 1 Abbaye, Mari y.
Départements divers..
même la mise en exploitation de ces gîtes, la plupart plus hypothétiques qu’effectifs.
Le tableau n° III ci-contre, qui groupe par région les concessions exploitées et abandonnées, montre, d une façon bien évidente, par ce que valent les concessions exploitées, ce qu’on peut attendre des concessions inexploitées.
Les planches IX à XVIII, toutes dessinées à la même échelle du 1QQ J[ Qü0 „ permettent de comparer les unes aux
pu continuer à être exploitées que grâce à leur grou~ pement entre un petit nombre de grandes compagnies, sont à rapprocher des grandes concessions du Nord et du Pas-de-Calais, qui ont pu si rapidement être mises en pleine production.
Passons rapidement en revue quelques-uns des districts:
Dans le Nord et le Pas-de-Calais, 10 concessions sur 42 sont inexploitées ; si nous nous reportons sur nos cartes (PL IX, X et XI), et surtout si nous examinons les cartes
et coupes géologiques, déjà si précises, nous voyons que ces concessions ne peuvent, à moins d’accidents souterrains bien inattendus, qu’être, les unes entièrement stériles, d’autres traversées seulement par de minces couches anthraciteuses*
Dans la Loire (PL XII et XIII), aucune concession n’est restée inexploitée au Centre du bassin ; mais les 36 concessions sur 79, qui sont actuellement abandonnées, rappellent soit des espérances déçues de prolongements des couches, alors que les limites du bassin étaient encore imparfaitement connues, soit des exploitations épuisées vers la partie orientale, de Saint-Ghamond à Rive-de-Gier.
Si le nombre des concessions est considérable dans le Gard (PL XIV), c’est qu’il y a non seulement la région houillère bien connue et activement exploitée des environs d’Alais, mais aussi, à l’autre extrémité du département, dans des terrains beaucoup plus récents, de petits lambeaux de couches dcligniles. Sur 31 concessions qui couvrent cette région, 10 seulement peuvent être travaillées et ne produisent toutes ensemble que 2000Ü tonnes d’un combustible à peine utilisable.
Dans ces trois districts, les plus riches en houille, Y abandon des concessions inexploitées, peut être justifié pour la plupart, sinon môme pour toutes.
Plus nombreuses encore sont les concessions inexploitées dans la région des Alpes ; là sur 189 concessions 118sont abandonnées; mais, à ce chiffre, il estbon d’opposer une production de 198387 tonnes pour 71 concessions exploitées!
Tandis que, dans le Nord et la Loire, la production par hectare concédé et par an, atteint Tlo tonnes, elle tombe à 2 tonnes 3 dans l’Ouest, et à 4 tonnes 4 dans les Alpes. C’est dire l'extrême pauvreté de ces districts, les déceptions sans nombre qu’a causées la vue des affleurements dans des pays accidentés et profondément découpés. Dans ces deux régions la décroissance de la production, l’abandon progressif des exploitations alors que le besoin de combustibles augmente, que les voies de communication se créent partout, sont la preuve évidente de Y impossibilité d’une production économique ment pratique.
Les richesses houillères de la France, sauf dans une région, ne sont donc que limitées ; le nombre et Détendue des concessions ne doit pas faire naître de dangereuses illusions.
Les cartes de distribution des combustibles minéraux français (PL IV et V) nous donnent une idée nette de la situation actuelle; ce que nous avons dit de l’avenir probable des divers bassins nous permet de nous figurer grossièrement tout au moins, ce que deviendra cette distribution dans un délai plus ou moins éloigné. Si nous considérons en même temps les cartes de distribution des combustibles étrangers (PL VI et VII), nous pouvons diriger, en espérance tout au moins, dans certaines directions les excédents de production des bassins
d’avenir. Nous pouvons entrevoir les houilles de Carmaux et de Decaze ville s’étendant vers l’Ouest et refoulant les houilles anglaises du littoral du golfe de Gascogne, les lignitcs des Rouehes-du-Rhône s’implantant de plus en plus à Marseille et le long du littoral méditerranéen, tout en profitant des voies nouvelles pour remonter dans ces départements alpins si mal partagés au point de vue des combustibles.
La disparition de certaines houillères du Centre sera contre-balancée par le développement de certaines autres tels que Blanzy.
L’accroissement rapide du Nord et du Pas-de-Calais, semble appelé à exercer une action répulsive puissante, contre les^ houilles étrangères, à condition toutefois qu’un aménagement complet du port de Dunkerque et un développement du grand cabotage permettent d’atteindre à bas prix tous les ports du littoral depuis le Havre et Caen jusqu a Bayonne et Biarritz,