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PRÉPARATIFS AVANT LES OPÉRATIONS

plit au préalable d’eau stérilisée et ce n’est que quand le retour du liquide est bien établi qu’on soulève le réservoir contenant la solution antiseptique. il faut aussi prendre garde de ne pas injecter d’air dans l’utérus à la fin de l’injection, et par conséquent suspendre l'écoulement quand il ne reste que très peu de liquide dans l’irrigaleur vaginal.

L’accoucheur doit encore étudier le bassin de la parturiente avec l’attention la plus grande au point de vue de la forme et des dimensions, se rendre compte de la dilatabilité des parties molles, etparticulièrement de la largeur de l’orifice utérin. Il doit déterminer très exactement, bien entendu, non seulement la présentation de l’enfant, mais encore le degré d’engagement de cette présentation ; la position de la tête, c’est-à-dire le diamètre du bassin dans lequel se trouve la suture sagittale; le degré de flexion de la tête, qui varie suivant que c’est la petite fontanelle ou lagrande fontanelle qui est la plus basse ; enfin l’inclinaison de la tête qui peut se faire sur le pariétal postérieur ou sur le pariétal antérieur. La connaissance de ces diverses particularités est d’une importance capitale, si une intervention opératoire devient nécessaire. En dernier lieu, il est important de savoir reconnaître si le fœtus souffre ou si la femme court un danger quelconque pendant le travail. Quant à la soidisant inertie primitive, elle fournit bien rarement l’indication d’appliquer le forceps.

En présence d’une femme en travail, l’accoucheur doit se poser trois questions: 1° Y a-t-il indication à intervenir?

2° Comment intervenir ? 3° Est-ce le moment d'intervenir?

Le moment d’opérer dépend de l’engagement de la tète et de la dilatation de l’orifice utérin. La version par manœuvres internes, l’application de forceps, la craniotomie exigent que la dilatation de l’orifice utérin soit suffisamment grande, pour laisser passer sans difficulté la tête du fœtus, entière ou réduite ; mais aussi, dès que la dilatation a atteint ce degré, l’opération doit être pratiquée. Pour qu’on puisse appliquer le forceps, il faut que la tête soit solidement fixée; pour la perforation, il faut qu’elle soit assez profondément engagée. [En l’absence de viciation du bassin, l’application de forceps se fait facilement sur la tète encore au détroit supérieur et mobilisable, pourvu que cette application soit antéro-postérieure. Quant à la crâniotomie et à la basiotripsie, elles peuvent se pratiquer à quelque hauteur que soit la tète, et quelle que soit sa

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mobilité. Les contre-indications de l’application de forceps, du fait de la mobilité de la tête, ne sont donc pas absolues, et d’autre part, la nécessité d’un certain degré d’engagement de la tète n’a pas de raison d’être quand on perfore, broie et tire la tète avec le basiotribe Tarnier.]

Les opérations obstétricales seront toujours exécutées avec l’antisepsie la plus rigoureuse. La femme doiî être placée en travers du lit ou d’une table dans la position obstétricale, les jambes maintenues par deux aides ou reposant sur des chaises, le tronc soulevé par des coussins élevés. C’est seulement quand on va pratiquer la version qu’on fait mettre la parturiente dans le décubitus latéral et, tout naturellement, couchée sur le côté vers lequel sont tournés les pieds de l’enfant. Quand la femme est couchée sur le côté gauche, c’est la main droite de l’opérateur qui est introduite dans l’utérus; on ne l’introduit, dureste, que dans l’intervalle des contractions.

Lorsqu’on pratique une opération, l’anesthésie doit être profonde : il faut pour cela verser le chloroforme goutte à goutte sur le masque. Toujours vider la vessie avant l’opération.

§ 25. — Instrumentation.

Dans une poche principale à deux compartiments, en substance stérilisable (toile à voile ou métal), se trouvent deux boites, dont l’une A pouvant être aussi en toileà voile contient les médicaments, les petits instruments et les ins: truments qui n’ont pas besoin d’être stérilisés, et dont l'autre B, formée nécessairement d’une substance stérilisable, métal de préférence, ou même toile (Pritsch), renferme les instruments dont la stérilisation est nécessaire.

[Ma trousse est une grande boite en nickel, formée de deux cuvettes de 42 X 22 X 8 centim., s’emboîtant l’une dans l’autre, et dont les dimensions ont été calculées de façon que j’y puisse loger aisément la totalité des instruments nécessaires pour l’intervention obstétricale la plus compliquée: par exemple, le forceps, le basiotribe, les ciseaux de Dubois, l’embryolome de Tarnier.... Dans cette trousse, je mets plusieurs boîtes métalliques contenant des bistouris, ciseaux, pinces, aiguilles à suture. Les fils à suture stérilisés sont renfermés dans des flacons ad hoc. Les autres objets ou instruments se trouvent libres dans la

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