‹ Atlas-manuel de chirurgie oculaire (volume 2)Chapitre 10 sur 47 · STÉRILISATION DES INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

STÉRILISATION DES INSTRUMENTS

Si l'on veut faire bouillir des instruments piquants ou tranchants, il faut veiller à ne pas altérer leur tranchant etleur poli. La stérilisation est suffisante, pour les germes pathogènes ordinaires, lorsqu'ils ont séjourné pendant 10 minutes dans de l'eau bouillante additionnée de soude. La soude forme, après l'ébullition, un dépôt à la surface des instruments, qu'il est nécessaire d'enlever avant d'opérer. Pour les en débarrasser, on les placera dans de l'eau stérilisée ou dans de l'eau salée stérilisée. On veillera à la stérilisation absolue des liquides employés.

On peut aussi faire bouillir les instruments à manches d'ivoire, mais l'ivoire s'altère peu à peu et devient rugueux, c'est pourquoi il faut donner la préférence aux manches

de stériliser les instruments dans de Teau bouillante additionnée ou non de carbonate de soude ou de potasse (pour préserver les instruments de la rouille et pour élever le point d'ébullition). On aura soin de ne mettre les instruments dans le liquide que lorsque Teau est en pleine ébuUition, sous peine de les retirer noircis et parfois complètement inutilisables.

Ce procédé pourtant est loin de donner une sécurité absolue (1).

Toutes les fois que ce sera possible, on donnera la préférence à la stérilisation par la chaleur sèche (fig. 6) ; les instruments étant placés et bien fixés dans des boîtes appropriées. On peut ainsi les porter à une température de 140 ou 160°, pendant 10 à 15 minutes.

Il sera bon d'avoir à proximité de la main, au cours de l'opération, une lampe à alcool ou un bec Bunsen qui permettront la stérilisation rapide par le flambage d'un instrument non préparé ou contaminé au cours des manœuvres opératoires.

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