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OEIL ARTIFICIEL, PROTHÈSE

commandera en outre de renouveler son œil de verre tous les ans ou tous les deux ans au plus. En devenant rug-ueuses, ces pièces sont en effet susceptibles d'entraîner de Tirritation, de la sécrétion pouvant entraîner la production de cicatrices et un rétrécissement delà cavité rendant finalement le port de la pièce très pénible ou même impossible.

La pièce, tout en étant assez volumineuse, doit permettre l'occlusion complète des paupières ; elle ne doit être appliquée sur des jeux phtisiques que s'il n'existe aucune irritation.

L'appareil doit être enlevé la nuit, il ne faut pas le placer dans l'eau, mais le conserver à sec après l'avoir essuyé soig'neusement.

Les malades apprennent facilement à l'introduire en le g-lissant sous la paupière supérieure, puis l'inférieure.

On le retire avec une épingle à tête de verre engagée audessous de la partie inférieure de l'appareil prothétique.

[Les yeux de Snellen,àdouble paroi, se brisent souvent spontanément: la différence de pression qui existe entre Textérieuf et le milieu compris entre les deux coques est telle quelquefois qu'à la suite d'un changement brusque de température la pièce se fend sans le moindre choc.

On peut dire aussi qu'en pratique il est presque impossible à un oculariste de fabriquer d'emblée une pièce prothétique qui ne demande pas quelques modifications. Les yeux de Snellen à double paroi par leur conformation même ne permettent, une fois faits, aucune modification].

194 OPÉRATIONS SUR l'ORBITE

4** Les blessures rétrobulbaires, notamment les corp» étrangers de l'orbite ;

5° Les phleg-mons de Torbite ;

()** Les interventions sur le pôle postérieur de l'œil (cysticerque de la rég"ion maculaire, ouverture des jocaines dans la stase papillaire, opération de MuUer pour le décollement de la rétine) ;

7° Gomme moyen de diag-nostic dans les cas douteux (Franke, Braunschw^eig", J. Ghaillous). L'intervention est inofFensive et, seule dans bien des cas, elle permet le diagnostic d'un processus rétrobulbaire.

3° EXENTÉRATION DE L'ORBITE

Cette opération a pour but d'enlever avec Tœil tout le contenu de Torbite. En règle générale, on y a recours contre les tumeurs malignes d'origine oculaire ou orbitaire. L'cxentération peut faire suite à Ténucléation lorsque l'on constate sur le bulbe enlevé des prolongements (même petits) de la tumeur (gliome, sarcome). L'anesthésie générale est nécessaire.

Technique. — i^'^ Temps. — On agrandit la fente palpébrale en fendant l'angle externe d'un bon centimètre avec des ciseaux droits et forts {fig, H9). Avec un bistouri qui part de cet angle ainsi découvert, on trace une incision qui suit dans le sac conjonctival le rebord orbitaire jusqu'à l'os.

5'- Temps. — On détache alors le périoste de l'orbite avec une rugine (fig. 12.'^) que l'on introduit tout d'abord au niveau de l'angle externe entre l'os et le périoste ; puis dans toute l'étendue de l'orbite, en veillant à ne pas perforer l'os dans les parties amincies, en particulier sur la

Planche XII. — Carcinome ayant envahi l'orbite. Destruction des paupières et du bulbe dont il ne reste plus qu'un petit moignon.

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EXENTÉIIATION DK l/oiîDlTK 197

Lorsque les paupières sont conservées, on peut hâter la guérison en pratiquant la tarsorraphie. On excise tout le bord ciliaire et on suture en ménageant seulement un passage pour la mèche de gaze iodoformée que Ton remplace, au bout dç quelques jours, par un petit drain. On applique ensuite un pansement légèrement compressif. S'il ne se produit pas d'infection, ce procédé peut amener une guérison complète au bout de une à deux semaines.

Les paupières intimement soudées sont attirées dans la cavité, mais ne forment en général qu'une excavation peu profonde.

S'il ne reste qu'une seule paupière, on l'utilise pour recouvrir la cavité, en l'unissant à un lambeau cutané.

On a aussi recommandé de tapisser la cavité osseuse après l'exentération au moven de greffes de Thiersch.

interne, piqué dans le tarse, chemine dans son épaisseur pendant 2 à3 mm. transversalement de dehors en dedans. Les 2 chefs supérieur et inférieur sont noués.

On fait de même pour le fil externe.

4® Temps. — Dans la plupart des cas, il faut aussi exciser un petit lambeau cutané de la paupière, en môme temps que quelques fibres de l'orbiculaire.

On termine par des sutures superficielles.

On peut enlever les fils profonds après le 7® ou le 8® jour.

Boucheron excise un lambeau de tarse et d'orbiculaire par la voie conjonctivale, pour éviter une cicatrice de la peau,

Nicati, Heisrath, Gilletde Grandmont ont recommandé des procédés analogues.

12° Procédé de Gillet de Grandmont. — Gillct de Grandmont, après avoir placé la pince de Snellen, incise la peau parallèlement au bord palpébral et à 3 ou 4 mm. Cette incision, longue d'environ 2 cm. 1/2, lui permet de détacher un lambeau semi-lunaire de tarse, le bord inférieur de l'excision est parallèle au bord palpébral et à 2 ou 4 mm. de lui, tandis que le bord supérieur est placé aussi haut que l'exige le relèvement de la paupière. La conjonctive est excisée en même temps que le tarse qui est ensuite réuni par trois sutures de fin catgut. 11 n'est pas nécessaire de suturer la peau.

Dans toutes les opérations de ptosis, il faut toujours veiller à ce que l'occlusion des paupières reste possible.

I^e choix du procédé varie suivant la forme du ptosis.

En cas de paralysie ou d'absence du relevcur, on recherche la suppléance du frontal (procédé de Panas), ou du droit supérieur (procédé deMotais). Si le releveur est seulement affaibli, on se contente de son avancement (procédé de Do Lapersonne) ou du raccourcissement du tendon ou du tarse. Il est indicjué de faire une cxcision.de la paupière, lorsqu'elle est allongée et épaissie.

L'intensité du courant employé doit être d'environ 2 milliampères. Le pôle positif est placé au niveau de la tempe ou tenu dans la main du patient; 5 minutes auparavant on a injecté de la cocaïne pour atténuer la douleur très vive que cause l'introduction de Taii^uille dans le follicule pileux et le passage du courant.

Au bout de 5 à 10 secondes on voit de petites bulles se former autour de Taig'uille, le bulbe du cil est détruit et il se laisse retirer en même temps que l'aiguille, sinon «ne légère traction à la pince suffit pour l'extraire.

Traitement chirurgical. — Procédé de Spencer

Watson; — Si le trichiasis occupe une notable étendue

Fi;^'. \U). — Opération do l'entropion, procédé de Spencer Walson.

du bord palpébral dans sa moitié interne ou externe (trichiasis partiel), on s'adresse alors à l'opération de Spencer Watson. C'est une transplantation du sol ciliaire par ^'change de lambeaux (fig. 140). On place la corne sous la

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Il n'est point besoin de recouvrir de /greffe la portion de tarse dénudée.

Pratiqué très souvent à THôtel-Dieu, ce procédé appliqué aux cas très accentués donne les meilleurs résultats.]

Excision du sol ciliaire. — Les excisions du sol ciliaire de Flarer ou Stellwag constituent des procédés moins recommandables que les précédents.

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