OPERATIONS SUR EA CHAMBRE ANTÉRIEURE
du scolome dans le champ visuel du point correspondant de la rétine
côté nasal (côté temporal)
au limbe sclero-cornéen
70“ 11.6 mm.
Lorsque les milieux ne sont plus transparents, on a recours à toute une série de procédés (aimants, aiguilles aimantées, radiographie) dont il sera question ultérieurement.]
Fort heureusement, la grande majorité des corps étrangers intra-oculairçs sont constitués par des parcelles de fer ou d’acier. D'après ma statistique, cette variété de corps étrangers dans la chambre antérieure, l’iris, le cristallin s’élève à 66 0/0, dans le corps vitré, la rétine.et la choroïde à 75 0/0.
1” EXTRACTION DES CORPS ÉTRANGERS MAGNÉTIQUES (FER, ACIERf(OPÉRATI0N PAR L’AIMANT)
Procédé de Keown. — Les difficultés ou l’impossibilité d’extraire de l’œil avec la pince un éclat métallique de cette nature firent regarder le procédé de Keown par l’aimant comme un grand progrès.
Dans ses premières opérations, il se servait d’un aimant fixe de huit pouces de long qu’il faisait pénétrer dans l’intérieur de l’œil par une incision sclérale ou par la plaie de pénétration.
Gruning se servait aussi de l’aimant fixe.
Electro-aimant. — Le procédé se vulgarisa lorsque Hirschberg, Frôhlich, Bradford et d’autres firent cons-, truire et employèrent les électro-aimants (fig. 94).
Pour extraire les parcelles magnétiques de l'œil avec ces
EXTRACTION DES CORPS ÉTRANGERS
appareils, il est nécessaire d’amener la pointe de l’électroaimant au contact du corps étranger, surtout lorsqu’il est entouré par les tissus, les exsudats ou du sang.
Lorsque le corps vitré n’est pas infiltré, le petit électroaimant peut aussi agir à une certaine distance, par exemple
Fig. 94. — Éleetro-aimant de Hirschberg.
à 2 ou 3 mm. de sa pointe, pourvu que la particule étrangère soit entièrement mobile.
Pour amener l’appareil à son contact, il est nécessaire de connaître la situation exacte de l’éclat.
Dans la moitié au moins des cas, il y a blessure du cristallin et développement rapide d’une cataracte traumatique qui rend l’examen du fond de l’œil impossible au bout de 12 à 24 heures ; l’hémorragie du vitré vient également gêner l’emploi du petit aimant. Un autre inconvénient de ce procédé est de nécessiter une plaie sclérale large de 6 à 8 mm., pour la pénétration de l’instrument. Malgré toutes les précautions antiseptiques, l’infection peut survenir. En outre, l’emploi de l’électro-aimant constitue un sondage, à l’encontre de ce grand principe du traitement des plaies oculaires : on ne doit jamais sonder Une plaie du globe.
Cette manœuvre risque én effet d’introduire des germes pathogènes dans l’intérieur de l'tfeil, vu qu'on ne peut jamais assurer une asepsie absolue préalable de la plaie. Malgré ces inconvénients, l’emploi du petit électro-aimant a réalisé un progrès considérable ; grâce a lui, on a pu conserver beaucoup d’yeux voués antérieurement à lenucléa-
142 OPÉRATIONS SUR UA CHAMBRE ANTÉRIEURE tion ou à la cécité; à Hirschberg revient le grand mérite d’avoir vulgarisé ce procédé.
Emploi du petit aimant. — Le petit aimant doit entrer le moins possible en contact avec le corps vitré, par contre, on peut en user à volonté dans la chambre antérieure.
Cependant ma statistique opératoire montre qu’on peut, sans son aide, mener l’extraction jusqu’à la fin.