PROCÉDÉS D’EXPLORATION
se laisse pas détacher, je le mobilise avec une longue aiguille et je continue ensuite l’extraction.
Pour amener le corps étranger placé derrière l’iris dans la chambre antérieure, il faut beaucoup de patience et de précautions.
De petits fragments sans aspérités peuvent souvent se présenter rien que par une simple rotation de l’œil. L’éclat arrive d’ordinaire sans difficultés dans la chambre antérieure, sui’toutsi la pupille est légèrement dilatée.
Je ne me suis jamais vu jusqu’ici contraint de pratiquer une iridectomie pour extraire le fragment derrière l’iris.
Lorsque l’on a réussi à attirer le fragment par la pupille, dans la chambre antérieure, on procède à la dernière manœuvre : l’extraction à l’aide du petit électro-aimant ; il faut placer le patient sur la table d’opération et faire une incision de la cornée. Pour ma part, je préfère achever l’opération avec l’aimant géant. Dans mes 68 dernières opérations, je n’ai plus employé le petit aimant.
Le patient restant assis devant l’aimant, je pratique au couteau de de Graefe, sur le côté approprié de la cornée, une incision verticale de4 à 5 mm. de long., sans perdre d’humeur aqueuse, l’éclat est alors engagé dans la plaie sous l’influence de l’aimant.
Il importe de ne pas faire une incision trop petite et de ne pas perdre prématurément d’humeur aqueuse, l’extraction entre l’iris et la cornée étant difficile et exposant à la blessure du cristallin.
Il est erroné et tout à fait théorique de prétendre que l’extraction par l’aimant géant met en péril le corps ciliaire ou le cristallin. En ce qui concerne le cristallin, sur environ 300 opérations, je ne l’ai vu intéressé que 3 fois par l'extraction du corps étranger.
D’ailleurs j e considère une cataracte traumatique com me moins grave que l’introduction du petit aimant dans le corps vitré.