OEIL ARTIFICIEL, PROTHÈSE
commandera en outre de renouveler son «>il de verre tous les ans ou tous les deux ans au plus. En devenant rugueuses, ces pièces sont en effet susceptibles d’entraîner de l’irritation, de la sécrétion pouvant entraîner la production de cicatrices et un rétrécissement de la cavité rendant finalement le port de la pièce très pénible ou même impossible.
La pièce, tout en étant assez volumineuse, doit permettre l’occlusion complète des paupières ; elle ne doit être appliquée sur des yeux phtisiques que s’il n’existe aucune irritation.
L’appareil doit être enlevé la nuit, il ne faut pas le placer dans l’eau, mais le conserver à sec après l’avoir essuyé soigneusement.
Les malades apprennent facilement à l’introduire en le glissant sous la paupière supérieure, puis l’inférieure.
On le retire avec une épingle à tête de verre engagée audessous de la partie inférieure de l’appareil prothétique.
[Les yeux de Snellen, à double paroi, se brisent souvent spontanément : la différence de pression qui existe entre l’extérieur et le milieu compris entre les deux coques est telle quelquefois qu’à la suite d’un changement brusque de température la pièce se fend sans le moindre choc.
On peut dire aussi qu’en pratique il est presque impossible à un oculariste de fabriquer d’emblée une pièce prothétique qui ne demande pas quelques modifications. Les yeux de Snellen à double paroi par leur conformation môme ne permettent, une fois faits, aucune modification].
186 OPERATIONS SUR l’ÔKBITE