V. — OPÉRATIONS SUR L’ORBITE
i. — ABCÈS SUPERFICIELS L’ouverture d’àbcès siégeant à la partie antérieure de l’orbite ne présente pas de difficultés. Ces ab’cès ont leur origine dans les os, le périoste de l’orbite ou dans les cavités osseuses voisines. On pratique une incision large jusqu’à l’os,' en se gardant bien de léser le rcleveur de la paupière supérieure.
2. — PHLEGMON DE L’ORBITE Le phlegmon de l’orbite, souvent lié à une suppuration profonde d’origine sinusienne (cellules ethmoïdales et sphénoïdales en particulier) peut non seulement provoquer une altération du nerf optique, mais aussi mettre la vie du malade en danger. Dans ces cas, l’intervention rapide s’impose ; il faut 1 donner issue aux produits inflammatoires. On pratique une large incision sur la partie du rebord orbitaire où siège le maximum d’inflammation et dégonflement, ce sera, par exemple, à la partie supérieure et interne si le globe se trouve dévié en bas et en dehors.
Après chloroformisation, on pratique directement sur -le rebord orbitaire une incision courbe de 4 à 5 cm. de long, comprenant le périoste que l’on décolle de l’os avec une rugine sur une étendue de 3 à 4 cm. En pénétrant ainsi entre l’os et le périoste, on est plus sûr d’éviter la blessure du releveur, du grand oblique ou de la glande, lacrymale.
Souvent, après le décollement du périoste, l’écoulement du pus se produit, sinon on écarte fortement la plaie et on prolonge l'incision dans la profondeur jusqu'à l’endroit où on soupçonne la présence du pus ou de l’œdème inflammatoire. Même à défaut de pus, la simple évacuation de
EXTIRPATION DES TUMEURS DE l/ORBITE -187 sérosité inflammatoire n’en est pas moins très utile pour préserver le nerf optique.
On introduit alors une mèche iodoformée ou un drain pour faciliter l’écoulement des sécrétions. On a soit vent besoin de compléter l’opération par un traitement énergique des cavités annexes infectées.