TARSORRAPH1E
La tarsorraphie est l’opération inverse de la précédente ; elle a pour but le raccourcissement de la fente palpébrale. Elle est indiquée dans Yectropion et la logoplitalmie ; dans le premier cas pour maintenir la paupière inférieure relevée; dans le second pour protéger le globe oculaire. On peut aussi l’employer dans Vexophlalmie consécutive au goitre exophtalmique.
[La tarsorraphie peut être totale et dans ce cas elle comporte l’avivement total de la lèvre meibomienne des paupières depuis l’angle externe jusqu’au voisinage des points lacrymaux. D’ordinaire on se contente d’une tarsorraphie partielle.]
On pratique plus fréquemment cette opération à l’angle externe qu’à l’angle interne. L’ancienne méthode de de Graefe (avivement de l’angle externe et suture après ablation du sol ciliaire) (fig. 443) a été modifiée par Fuchs (fig. 144).
Procédé de Fuchs. — Cet auteur partage la paupière en deux feuillets par une incision intermarginale. Une courte incision verticale détermine la formation d’un petit lambeau que l’on met en contact avec la paupière supérieure avivée. Un fil armé de deux aiguilles est passé à travers la paupière supérieure au voisinage dé son bord libre (fig. 444). Les fils sont ensuite introduits dans le lam-? beau inférieur et noués sur un petit tampon. La base du lambeau est ainsi amenée contre le tarse de la paupière
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supérieure et assure une union plus intime que dans l’opération de de Graefe.
Pl'Océdé de Arlt. — Dans la tarsorraphie nasale, on détache, avec la pince et les ciseaux, une bande de tissu en forme de V sur les deux bords palpébraux ; on réunit ensuite par des sutures verticales.
Fig. 143. — Tarsorraphie de de Graefe.
Fig. 144. — Tarsorraphie de Fuchs.
[Procédé de Panas. — Panas a recommandé la tarsorraphie partielle médiane. Dans ce cas, l’avivement est limité à la partie moyenne de la lèvre meibomienne des paupières sur une étendue de 5 à 6 millimètres.]
OPÉRATION DE L’ECTROPION