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CATHÉTÉRISME DES VOIES LACRYMALES

Le cathétérisme ne doit être pratiqué que par une main exercée, et être conduit avec beaucoup de méthode etd’attention. On peut s’adresser au canalicule lacrymal supérieur, moins tiraillé par la sonde que l’inférieur ou à ce dernier. Après cocaïnisation préalable et dilatation au stylet conique, on sectionne légèrement le point lacrymal avec le couteau de Weber, droit ou courbe (fig. 158 et 159). On ne fait le cathétérisme qu’un jour après l’incision [ou même immédiatement après]'. Les sondes employées ne doivent pas être trop fines, de préférence les sondes de Bowman n° 3 ou 4 (fig. 160 et 161). Le cathétérisme est facilité par l’injection préalable de cocaïne (2 à 5/100), d’adrénaline, ou d’un mélange des deux.

Pour introduire la .sonde dans le canalicule lacrymal supérieur et dans le sac, on doit tirer en haut la paupière supérieure, ce qui redresse et déplacé le canalicule. On introduit la sonde et on la redresse verticalement lorsque son extrémité est en contact avec la paroi osseuse du sac lacrymal (fig. 164). L’introduction de la sonde dans le canal nasal doit être entourée de beaucoup de précautions, car c’est à ce niveau que sè rencontrent souvent les rétrécissements. Pendant ce temps opératoire, le pouce de la main gauche doit attirer fortement en haut la peau de la région du sac, et le reste, de la main maintenir la tête bien immobile (fig. 165). Pour cathétériser le canal lacrymal du côté droit (fig. 166), on se place de préférence en arrière du patient [ou on se sert de la main gauche],

La sonde a pénétré dans le canal nasal ; il faut alors la pousser avec un soin extrême, en faisant des mouvements de va-et-vient pour déplisser les plis de la mu-

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