BRIDGES MOBILES AVEC SELLE
Nous avons déjà vu que l’on entend sous le nom de bridq’esà selle des appareils qui reposent sur une plaque g’ing'ivale. Une partie du bridg'e est fixée très solidement, l’autre touche lég'èrement la gencive ou reste libre. La fig. 167 reproduit un appareil construit par Evans et décrit par Riegner.
La technique en est relativement facile et donne d’excel-
Fig. 167. — Bridge à selle mobile d’Evans.
lents résultats, la deuxième prémolaireet la troisièmemolaire portent chacune une couronne dont la bande ne présente aucun relief. Ces deux couronnes devront être aussi
Earallèles que possible : leur bord inférieur porte unesaile qui empêchera l’anneau de glisser. On les place provisoirement dans la bouche, puis on ajuste dans l’intervalle une plaque d’or estampée d’après le rebord alvéolaire, et on réunit le tout avec de la cire. L’empreinte est prise,. et le modèle coulé : celui-ci représente les deux couronnes et la plaque dans leur position buccale (la fig. 168 reproduit les différentes pièces du bridge).
BR]ï)GE-WORK
Les anneaux doivent être ajustés avec la plus rigoureuse exactitude ; sans cela, ils retiendraient les particules alimentaires et ne pourraient assurer au bridge la contention
Fig. 168,
— Pièces qui constituent le bridge fig. 167 moins les dents.
nécessaire. La meilleure technique est de brunir sur la couronne en ur une bande mince de platine, un peu plus haute que la couronne. Sur cette bande, en emboutit une feuille d’or assez épaisse mais moins élevée, et après les avoir reliés avec de la cire pour les enlever de la couronne, on soude ensemble les deux métaux. Si ce travail a été bien exécuté, on obtient un anneau qui entre très juste, mais sans effort, sur la couronne. Un opérateur ha- Fig. 169. — Bridge à selle bile peut d’ailleurs simplifier avec dénis à tubes élastiques cette, façon de procéder en analogues à la flg. 167. appliquantdirectementlabande d’or sur la couronne. Les anneaux et la plaque sont réunis avec de la cire, mis en revêtement, puis soudés. Ceci fait, on ajuste d’après l’articulation deux molaires artificielles sur la plaque, puis on les soude après un essayage. La première prémolaire placée en prolongement est soudée sur le côté de l’anneau de la deuxième prémolaire.