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PORTE-EMPREINTES

empreinte représenté fig-. 18S destiné au remplacement partiel des dents antérieures. La fig. 186 reproduit un porte-

Fig. 186. — Porte-empreinte pour cas anormaux.

Fig. 187. — Porte-empreinte avec Fig. 188. — Porte-empreinte cuvette profondément estampée. à fond plat.

empreinte dont le bord alvéolaire interne présente deux entailles longitudinales : cette disposition permet dans les

APPAREILS A PLAQUES

cas anormaux de modifier la hauteur de la cuvette ou de relever la région palatine : un métal assez mou tel que l’étain se prête plus aisément à ces arrangements.

Lorsque la mâchoire supérieure ne présente plus que

Fig. 192. — Porte-empreinte Fig. 193. — Contre-partie do commode pour molaires la figure 192.

d’un seul côté.

Fig. 189. — Porte-em- Fig. 190, — Portepreinte à région al- empreinte dont la

véolairepeuprofonde cuvette est ajou-

Fig. 191. — Porte-empreinte pour incisives très allongées.

quelques dents et que celles-ci sont allongées, on se servira d’un porte-empreinte à cuvette profonde. La fig. 187 représente un instrument dont la partie alvéolaire est plus creuse que le reste ; il répond aux cas dans lesquels il sub-

• LE MODÈLE 203

sisfe des dents antérieures, tandis que.'les môlaires font défaut.

Le porte-empreinte à fond plat (Rg. 188) servira pour une mâchoire inférieure encoré pourvue de dents rég'ulièrement distribuées ; cèlüi de la fig'. 189, doiit le bord alvéolaire est à peine marqué, s’emploie pour cette même mâchoire inférieure lorsqu’elle -est édentée. Il est assez fréquent de voir subsister les dents antéro-inférieures alors oue les molaires correspondantes sont déjà détruites : dans ce cas, la l’égion incisive du porte-empreinte naturellement doit être évidée (fig. 191). Toutefois, lorsque les dents antérieures sont tellement longues que Tonne peut pousser l’empreinte à fond, la cuvette présentera une ouverture pour laisser passer l’extrémité des dents (fig. 190); cette disposition exige beaucoup de précautions pour retirer l’empreinte. Signalons encore les deux porte-empreintes fig. 192 et 193, dont on se sert lorsque les molaires manquent d’un côté et subsistent de Tautre.- Les porte-empreintes partiels sont moins utiles pour la mâchoire inférieure que pour la mâchoire supérieure.

Il existe encore de nombreuses variétés de porte-empreintes, dont les pluspratiques sont ceux de B. W. Francklin, de Richardson et de Hepburn. Le premier a imag'iné de pratiquer sur le porte-empreinte de la mâchoire inférieure une fente qui permet de couler du plâtre sur la région alvéolaire. Richardson ménage une circulation d’eau froide au moyen d’une double paroi du porte-empreinte afin d’activer le durcissement de la substance. Enfin Hepburn munit la cuvette de ses instruments d’un châssis à coulisseaux qui permet d’exercer une plus forte pression surH’empreinte. "

LE MODÈLE

Le modèle positif que Ton obtient avec l’empreinte doit offrir une fidèle reproduction de la mâchoire, car il remplacera la bouche pour ajuster l’appareil.

Le plâtre est la substance la plu s généralement employée pour couler le modèle, mais on se sert également dans certains cas de la composition de Spence.

Pour mieux faire comprendre la technique de l’opération, nous supposerons qu’il s'agit d’obtenir le modèle fig.

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195, avec l’empreinte au stents reproduite fig-, 194. Celleci est d’abord débarrassée, sous un filet d’eau, de toute trace de sang’ et de mucosités. Afin de consolider les dents de plâtre trop fragiles, on implante dans les dépressions qui correspondent aux dents antérieures, minces et lon-

Fig. 194. — Empreinte ea stents.

gués, des bouts de fil métallique" de 2 cm. environ[de longueur, ou plus simplement des épingles. La préparation du plâtre .se fait ainsi que nous l’avons déjà décrit, mais il ne faut employer ici qu’une qualité de plâtre susceptible d’acquérir une grande dureté. Le délayage ne doit pas le rendre trop épais ; la consistance la plus favorable est celle d’une crème un peu fluide. On verse le plâtre sur la partie la plus en relier de l’empreinte pour le laisser cou-

LE MODÈLE

1er ensuite dans tous les creux. Il est bon de n’employer tout d’abord qu’une très petite quantité de plâtre et de le laisser couler lentement pour éviter lés bulles ; lorsque les cavités sont remplies, on continuera à mettre du plâtre plus épais en plus ou moins grande quantité, selon la hauteur que l’on désire donner au socle du modèle.

On conseille souvent de lubrifier l’empreinte avec de l’huile ou de l’eau de savon avant de verser le plâtre, ou bien encore de la saupoudrer de talc. Cette précaution

Fig. 195. — Modèle en plâtre retaillé.

nous semble bien aléatoire, car on risque ainsi d’altérer les reliefs du modèle.

La meilleure façon de procéder pour éviter les bulles d’air est de tapoter sur les bords du porte-empreinte tandis que le plâtre est encore liquide : cette manœuvre fera monter les bulles d’air à la surface. Detzner conseille, avant de couler le modèle, d’étendre au pinceau une mince couche de plâtre dans les dépressions de l’empreinte, afin d’obtenir une surface parfaitement lisse.

Lorsque le plâtre a acquis toute sa consistance, on met à la fois l’empreinte et le modèle dans l’eau chaude afin de ramollir le stents et de le dégager facilement. Cette der-

APPAREILS A PLAQUES

nière opération nécessite encore une certaine expérience,

Fig. 196. — Empreinte en plâtre d’une mâchoire supérieure dépourvue de dents.

Fig. 197. — Modèle en plâtre delà figure 196.

car si le stents est trop dur, on risque de briser les dents, tandis qubine température trop élevée rend la composition

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tellement adhérente que l’on ne pourra l’enlever sans dégrader le plâtre.

Le modèle sera taillé et régularisé de façon à présenter un socle parfaitement lisse et une assise horizontale : ce point a d’autant plus d’importance que la mauvaise position du modèle est souvent l’origine d’un travail défectueux.

. Les fils métalliques qui dépassent les dents sont coupés à la pince, en ayant soin de ne pas dégrader le modèle. Ce dernier est représenté complètement terminé dans la figure 195.

Pour exécuter un appareil en caoutchouc, une hauteur de 2 à 3 cm. suffit au modèle et il n’y a aucune règle particulière à donner pour établir le socle. Le travail des métaux exige un modèle de 6 à 8 cm. de haut; on fera un petit monticule de plâtre sur une plaque de verre ou une feuille de papier pour y dresser le modèle avant la prise du plâtre. Certains auteurs préfèrent entourer le porte-empreinte d’une manchette de papier ou de cire présentant la forme et la dimension du socle et verser le pMtre dans cette matrice. Peu importe d’ailleurs le procédé, pourvu que la base soit bien horizontale et présente une forme symétrique.

Si le modèle est coulé dans une empreinte au plâtl’e, on n’oubliera pas d’isoler celle-ci du plâtre du modèle, au moyen de savon ou d’huile étendue avec un pinceau. On conseille également dans ce but l’emploi de la gomme laque ou de la sandaraque.

Lorsque le plâtredu modèle est dur, on enlève le porteempreinte, puis, avec un marteau de bois ou de corne, on frappe soigneusement et sur tous les points le doS de l’empreinte afin de séparer celle-ci du modèle. Le cas échéant, on pourra essayer d’introduire entre les deux la lame d’un couteau et si ces manœuvres ne suffisent pas à séparer les deux plâtres, on placerait le tout dans l’eau chauae.

Le modèle une fois dégagé sera taillé. Les fig. 196 et 198 représentent une empreinte au plâtre des deux mâchoires supérieure et inférieure dépourvues de dents, dont les modèles, taillés, sont reproduits fig. 197 et 199.

Il est plus difficile de séparer ainsi une empreinte de plâtre lorsqu’il y a des dents sur le modèle : celles-ci en effet se brisent avec la plus grande facilité et il est nécessaire de casser l’empreinte en petits morceaux; on veillera

APPAREILS A PLAQUES

fu

Fig. 199. — Modèle en plâtre de la figure 198.

l’articulation

cependant à ne pas détacher en même temps quelques légers fragments du modèle. Pour faciliter cette opération, un des deux plâtres sera additionné au moment du délayage d’une petite quantité de carmin ou de matière colorante analogue. On peut encore employer deux qualités de plâtre, l’une très dure pour le modèle, l’autre plus molle pour l’empreinte.

Un modèle en plâtre ordinaire suffit pour construire un appareil; si l’on désire cependant augmenter sa solidité pour le conserver, on le chauffe pendant quelque temps dans de la parafine ou de la colle forte. Pour un modèle de démonstration, le meilleur procédé est celui de Port ; 3 parties de plâtre et 1 partie de craie délayée avec la solution à 3 ou 5 0/0 de colle française de lièvre ou de lapin.

Dans le travail des métaux, un modèle en métal de Spence ou de Wood conviendra souvent beaucoup mieux qu’un modèle de plâtre. Celui-là offre en effet plus de résistance etse dégrade moins aisément, au cours des manipulations. En outre, on pourra ajuster plus aisément les crochets sur le métal et même s"en servir pour estamper le plâtre.

L’empreinte au stents qui servira à couler un modèle métallique est huilé et le porte-empreinte entouré de stents sur ses bords jusqu’à une certaine hauteur suivant l’épaisseur que l'on désire donner à la pièce. Le métal fusible sera versé dans cette matrice aussi peu chaud que possible ; tandis qu'il se refroidit, le stents se ramollit et rien n’est plus aisé que de séparer l’empreinte. Notons cependant que celle-ci adhère au modèle, lorsqu’on néglige de l’enduire d’un peu d’huile auparavant.

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