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PAR DES CROCHETS

faut déterminer les dents qui doivent leur servir de supports. La force et la résistance de celles-ci sont des points très importants, et d’après leur état, on pourra au Besoin diminuer les dimensions de la plaque. Les dents les plus saines et les plus solides seront choisies de préférence ; les dents ébranlées ou cariées ne peuvent guère être utilisées qu’en cas d’absolue nécessité. Quant à celles qui ont déjà reçu une bonne obturation, on pourra les employer si on le juge à propos. Toutes ces indications sont plutôt d’ailleurs affaire d’expérience et de jugement.

Les molaires, les prémolaires et les canines se prêtent fort bien à recevoir des crochets ; les incisives, a'u contraire, en raison de leur forme, offrent peu de solidité. Les molaires, plus fortes et moins visibles, sont les dents qui conviennent le mieux. La largeur des crochets influe sur leur solidité, et on doit les faire remonter aussi haut que possible sur la couronne : de même, l’épaisseur du métal sera plus considérable que celui dont on se sert pour les autres travaux. [On les fait d’ordinaire au 10 de la jauge française.]

La direction la plus favorable à donner aux crochets, est d’arrière en avant; lorsque les conditions d’esthétique le permettent, on fera arriver son extrémité jusque sur la face buccale de la dent, ou bien, on entoure toute la couronne d’une bande d’or, dont les deux bouts viennent se joindre au milieu de la face externe. Cette dernière disposition laisse la même élasticité au crochet et répartit plus également la pression que l’ivoire aura à subir (lafig. 244 b représente un crochet soudé à une queue, disposé pour s’adapter à une plaque de caoutchouc). Les crochets fixés sur la l’^« et même sur la 2® prémolaire sont assez appa-. rents ; aussi doit-on réduire leurs dimensions (fig. 244, c). [En tout cas l’anneau devra enserrer les 2/3 de la circonférence de la dent.] Il va sans dire que le crochet sera toujours. ajusté très exactement sur le modèle déplâtré, de façon à ne pouvoir offrir dans la bouche un abri à tous les micro-organismes. Ce point est d’autant plus important qu’une apjrlication défectueuse entraîne des tiraillements divers sur la dent pendant la mastication, et qu’en ce cas le crochet se détache peu à peu et finit par tomber. Enfin, il ne faut pas que le crochet vienne irriter la gencive ou se trouve repoussé par la muqueuse : il doit s’appliquer exactement contre le collet : la technique décrite par

Richardson, cjui consiste à se servir d’un patron découpé dans une feuille de plomb [ou de papier] est le procédé le plus fidèle pour obtenir un crochet bien ajusté. [Pour obtenir une adaptation parfaite des anneaux plats, il ne faut pas se contenter de les façonner avec des pinces, mais encore employer la bouterolle, de manière à leur donner les différentes courbes en rapport avec les convexités de la dent qu’ils doivent enserrer.]

Les crochets confectionnés avec un fil de métal sont moins apparents que les planés découpés dans une feuille. Ces crochets faits avec un fil rond ou demi-jonc s’appliquent quelquefois sur les canines et les prémolaires, mais on doit surtout les employer pour les autres dents, telles que les dents de sag'esse, dont la couronne est fort basse. La préparation de ces crochets est moins difficile que celle des planés : sur les pièces en métal, le fil repose sur la gencive et embrasse le collet pour venir se souder à la plaque dans sa région linguale. Pour un appareil en ' ’ " 'rémité linguale des crochets est aplatie

caoutchouc, l’extrémité (fig. 244, a) et reçoit quelqi dans le caoutchouc.

s encoches pour venir se perdre

[I. B. Davenport a imaginé un nouveau mode de rétention des pièces partielles consistant en des crochets verticaux prenant point d’appui sur les dents du patient (fig. 224 bis) ; voici la description qu’il en donne :

« Le crochet peut consister en un simple fil ou en un fil replié s,ur lui-même et dont les deux extrémités sont soudéès à la plaque, ou en une étroite bande appliquée à

Fig. 244 bis.

la dent, mais il doit être d’un métal très élastique comme le métal pour crochets de Williams ; il est fixé à la plaque en face du collet de la dent qui doit servir de support et

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