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FIXATION PAU ADHÉSION

de chamois très souple et l’on en découpe un morceau do même longueur et de même largeur que la surface du rebord alvéolaire inférieur. Cette peau est perforée de trous d correspondant exactement aux cavités cylindriques pratiquées dans le caoutchouc, puis fi.xée sur l'appareil avec des vis.

Ces dernières seront, comme les vis ordinaires, munies d’une tête plate offrant une rainure, afin de pouvoir les enlever ou les fixer aisément avec un tourne-vis. Elles doivent être suffisamment enfoncées pour ne pas venir blesser la muqueuse. On peut encore procéder autrement en disposant les vis et les écrous sur le modèle de cire : l’ensemble est alors fixé dans la plaque par la vulcanisation du caoutchouc. Lorsque la pièce est réparée, on retire les vis, puis on ajuste la peau de chamois. Il faut que l’écrou soit enfoncé assez profondément dans la plaque pour que la vis ne présente aucune saillie, sans cela l’appareil porte à faux. Ce simple morceau de cuir fait l’office d’une succion et confère une certaine adhérence à une pièce plate qui ne tiendrait pas autrement. La peau de chamois sera fréquemment renouvelée, mais le patient peut faire luimême ce changement et juger de son opportunité. Le brossage et le nettoyage de la pièce ne présentent aucune difficulté particulière. »

Dans certains cas, on peut associer des crochets avec les

Fig. 243. — Pièce supérieure avec crochets et succion, succions. La fig. 243 représente ces deux modes de rétention combinés sur un appareil de la mâchoire supérieure.

m. — Par des crochets.

Lorsqu’il s’agit de fixer des pièces partielles, on se sert souvent de crochets que l’on ajuste sur des dents solides. Ils se feront de préférence [avec de l’or platiné ou] avec de l’or à 18 carats, ce dernier étant assez élastique et ne s’altérant point dans la bouche. Les alliages tels que le Victoria sont trop mous ; le bronze d’aluminium se décolore avec le temps; quant au platine, malgré les nombreux avis contraires, j’estime que son défaut d’élasticité ne permet pas de l’employer: peut-être le platine iridié donnerait-il de meilleurs résultats. Le caoutchouc, sur les pièces faites avec cette substance, a pour lui la facilité d’e.xécution et le bon marché ; néanmoins, l’expérience prouve que les dents en contact avec la vulcanite se gâtent beaucoup plus rapidement que lorsqu’elles sont entourées avec de l’or. Ce phénomène a reçu diverses explications et Jung essaie de démontrer que sous l’action des bactéries buccales, il se dégage des acides lactique, butyrique, etc., qui, à l’état naissant, donnent avec l’or des sels solubles très antiseptiques. Remarcjuons cependant que dans une bouche saine et normale, s’il ne peut se former aucune combinaison accidentelle (exemple mercure) l’or ne perd rien de son

Eoids. Ce fait présente à lui seul une importance considérale : l’or ne favorise pas larétention des particules alimentaires et comme en outre, c’est un corps qui conduit bien la chaleur, sa présence s’oppose au développement des bactéries. Peut-être aussi se forme-t-il entre l’or des crochets et l’amalgame des dents plombées, des courants électriques, qui détruisent tous les micro-organismes et aident ainsi à la conservation des dents précédemment obturées. La face interne des crochets en caoutchouc est toujours un

Eeu rugueuse: cette substance, mauvaise conductrice pour 1 chaleur, n’est pas absolument imperméable à l’humidité et toutes ces causes favorisent sans aucun doute la décomposition des particules alimentaires qui se trouvent retenues par le crochet.

Avant de disposer les crochets qui fixeront la pièce, il

Fig. 244. — a, Crochets en fil métallique ; b. Crochet plat soudé sur une queue d’aronde; c, Crochet plané, limé du côté apparent de la dent.

Fig. 244.

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