FIXATION PAR DES RESSORTS
fréquemment employés. Leur longueur doit être suffisante pour leur permettre d’exercer encore une action suites pièces qu’ils maintiennent lorsque la bouche est ou-
Fig- 245. — Ressorts de différents genres.
verte, sans que cependant, dans l’état d’occlusion, la pression subie par la muqueuse soit trop considérable. Le diamètre des spires joue également un rôle très important
Fig. 246. — Ressort ^iral avectêteset support.
au point de vue de l’élasticité du ressort et il est impossible de fixer une règle généi-ale sur tous ces points.
Les ressorts sont maintenus par des supports dont une partie est fixe, tandis que l’autre est mobile. La fig. 245 en réproduit différents systèmes. La pièce fixe (a) est tantôt représentée par un clou ou bien une vis, tantôt par une bande, sur laquelle se meut librement un pivot (b) élastique et aplati (tête de ressort) ; le ressoi-t vient s’engager sur cette tige par l’une de ses extrémités (fig. 246 , c, ressort ; b, tête de ressort ; a, vis de support).
Les vis de support sont mises en place sur l’appareil lorsque celui-ci est terminé. Parfois on devra river leur
extrémité, ou bien les souder, s’il s'ag'it d’une pièce en métal. Le plus souvent on les ajuste directement sur la cire qui sert à modeler l’appareil et on les met avec celleci dans du plâtre, à l’intérieur du moufle, de façon à les emprisonner dans le caoutchouc : lorsqu’on répare la pièce, après vulcanisation, on aura soin ae libérer l’articulation du support.
Lorsque la muqueuse jugale est particulièrement sensible, les ressorts peuvent amener de l’inflammation : en ce cas on courbera les vis dans le sens lingual, de façon à rapprocher les têtes de ressort de l’articulé. Les molaires sont également repoussées vers la ligne médiane, afin de ménager la place et l’on peut au besoin meuler les dents
Fig. 247. — Appareil complet avec ressorts.
sur leur face buccale. Si le ressort porte à la région postérieure du vestibule, on doit le raccourcir ; s’il vient au contraire presser les sillons supérieurs {fornix) ou inférieurs (fungus) formés par le repli de la muqueuse, on y remédie en ajustant une petite tige qui reçoit l’effort de la tête du ressort et maintient son écart. Il est encore préférable de pratiquer sur le rebord alvéolaire de l’appareil une sorte de gouttière destinée à contenir le ressort lorsque la bouche estfermée: lafig. 247 reproduit cette disposition.