I. — Modelage de la pièce en cire
Après essayage, on reporte la plaque de cire matrice sur son modèle, en lui donnant exactement la forme que doit avoir l’appareil définitif. Les crochets sont posés sur les dents de telle sorte que leur queue vienne se perdre dans la cire ; de même, les plaques en métal mou qui servent à établir une succion sont fixées sur le plâtre. Au cours de ces manipulations la cire a perdu sa régularité : on la lisse avec une spatule légèrement chauffée. Un autre procédé consiste à passer rapidement la plaque sur une flamme. La cire rose est la plus fréquemment employée : il faut en avoir des plaques de différentes épaisseurs de façon à pouvoir donner au modèle la force que l’on désire. Parreidt conseille de placer l’une sur l’autre plusieurs feuilles de papier buvard imprégnées decire afin d’obtenir une plaque matrice plus unie.
Pendant la mise en moufle qui suivra cette opération du modelage, le plâtre ne doit pas couler entre la plaque et le modèle. Il est facile d’éviter cet accident en promenant une spatule chaude sur les bords de la cire- pour en provoquer l’adhérence.
Si les dents artificielles sont ajustées directement sur le plâtre, on les fixe ég’alement avec de la cire. Celle-ci ne doit laisser aucune trace sur la porcelaine et sur les crochets autrement ces pièces vacilleraient dans le moufle et se déplaceraient aisément sous la pression du caoutchouc.
Qn a dit souvent que les plaques en caoutchouc dont la face ling'uale est absolument lisse, ne sont pas aussi solides ni même aussi commodes pour le patient que celles qui présentent des papilles. C’est pour cela que certains opérateurs et en particulier Schmidt reproduisent ces papilles en moulant la voûte du palais avec de la cire qui est ensuite refroidie dans d’eau et sert en quelque sorte à estamper la plaque de cire matrice ramollie par la chaleur. Nous avons donné précédemment des reproductions de plaques matrices (fig'. 234-236).