AJUSTEMENT DES DENTS
Gritman, tous les points de repère et renseig-riements utiles ayant été soigneusement-notés et sur les modèles et sur les cires d’articulation (ligne médiane de la face, ligne des lèvres, ligne du sourire, etc.) les dents devront êtrè placées de la façon suivante :
On commencera par fixer d’abord les incisives, les canines et les quatre bicuspides supérieures, sans s'occuper des dents du bas.
Il sera même excellent, si la chose est possible, et avant d’aller plus loin, d’essayer, dans la boucne du patient, la cire du haut, avec ces dix dents en place.
L’examen de la physionomie pourra suggérer quelque modification dans l’arrangement et l’inclinaison des dents et permettra deleur donner la position qui paraîtra le plus convenable pour le cas particulier. D’autre part, le patient lui-même pourra indiquer, s’il y a lieu, quelque irrégularité de position présentée par ses dents naturelles, et qu’il serait avantageux de reproduire.
Ces modifications terminées, on mettra en place les deuxièmes bicuspides inférieures, et on les articulera correctement avec les bicuspides supérieures, c’est-à-dire qu’on veillera à ce que les parties obliques raésiale et distale de leur surface triturante articulent respectivement avec les parties triturantes :
1“ distale des premières biscupides supérieures;
2° mésiale des deuxièmes biscupides supérieures.
On continuera par l’ajustement des premières biscupides, puis des canines et enfin des incisives inférieures. Ces dents seront ajustées paire par paire, et, avant de les fixer définitivement, on essaj'era chaque fois les mouvements de projection et de diduction, de façon à déterminer pour chaque groupe de dents l’articulation qui s’accommodera à toutes les positions et ne s’opposera en aucun cas au contact des deuxièmes bicuspides inférieures avec les bicuspides supérieures en un point quelconque deleur surface triturante.
Cette condition entraîne la conséquence suivante : le recouvrement des incisives inférieures par les' supérieures ne devra jamais être tel, qu’il puisse s’opposer au contact des bicuspides supérieures avec les inférieures, quellequé soit la position donnée aux maxillaires.
Ainsi, dans toutes les positions, dans tous les rapports des maxillaires, et par suite dps dentiers entre eux, les
appareils conserveront au moins trois points de contact: l’un dans leur partie antérieure, le second du côté droit et le troisième du côté g’auche ; c’est ainsi que leur équilibre demeurera assuré.
Les molaires inférieures sont ensuite mises en place, puis enfin les molaires supérieures ; et la position de chacune de ces dents est déterminée par l’examen des conditions où les place l’exécution des mouvements de projection et de diduction dont nous avons parlé. L’étude attentive des rapports divers des dentiers entre eux pendant l’accomplissement de ces mouvements amènera fatalement le prothésiste à appliquer les principes énoncés antérieurement et qui concernent la courhe dite de compensation, l’inclinaison des molaires supérieures oblique en dehors et l’inclinaison des molaires inférieures obliqueen dedans.
En résumé, on voit qu’il ne sera pas toujours possible, loin de là, de copier exactement la nature dans l’établissement du dentier complet, puisque les conditions mécaniques sur lesquelles reposent la stabilité, l’équilibre et la puissance masticatrice des appareils pourront s’opposer àla reproduction de certaines particularités d’articulations, présentées autrefois par le patient.
Par exemple, le recouvrement des incisives inférieures par les supérieures varie, avec les sujets, du contact « bout-à-bout » des incisives, jusqu’à la disparition totale des incisives du bas derrière celles du haut. Ce que nous avons dit de la nécessité des trois points de contact suffit à montrer que la reproduction d’une anomalie semblable à la dernière que nous citons doit être évitée autant que possible.
En règ-le générale, dans la construction des dentiers, le recouvrement des incisives devra toujours être tel' qu’il permette, dans tous les cas, le contact simultané des bords incisifs d’une part et des cuspides des bicuspides d’autre part.
Si les règles que nous venons, d’énoncer sont scrupuleusement appliquées, les appareils établis sur ces données rendront le maximum de puissance mécanique, tout en présentant le maximum de stabilité.
D’après ce qui précède, le lecteur pourra juger par luimême des avantages qu’il retirera de l’application de ces principes dans les cas de dentiers partiels. »]
La l'eproduction en caoutchouc de la plaque d’un appareil monté sur cire nécessite les opérations suivantes :
1» Modelage de la pièce en cire ;
2” Mise en moufle de la plaque matrice et enlèvement de la cire ;
3“ Bourrage du caoutchouc ;
4“ Vulcanisation ;
5“ Réparation consécutive de la pièce ;
6° Pose de l’appareil.