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IV. — Vulcanisation

La vulcanisation du caoutchouc à l’intérieur du moufle s’opère en portant celui-ci pendant un certain temps aune haute température.

Pour efïectuer cette opération, on a recours à des appareils spéciaux qui ne sont autre chose que des marmites dePapin. Les vulcanisateurs, dont les parois sont très épaisses, se ferment hermétiquement et sont munis d’un thermomètre ou d’un manomètre ; une soupape de sûreté située sur le couvercle prévient les explosions. Dans les appareils les plus récents, cette soupape est remplacée par un obturateur en métal fusible : lorsque la chaleur s’élève d’une façon trop considérable, le métal fond et la vapeur trouve une issue. Ordinairement le couvercle présente une seconde ouverture fermée par un robinet. Le chauffage se fait à l’aide d’un gros brûleur à alcool ou au gaz ; ce dernier toutefois est plus commode, car on arrive très facilement à le régler.

La technique est des plus simples ; on pose les moufles dans le vulcanisateur et l’on verse de l’eau de façon à ce qu’elle vienne les recouvrir. On ajuste le couvercle en ayant soin de huiler le joint de plomb ou de caoutchouc qui le réunit au corps de l’appareil, puis on règle la flamme de telle sorte que la température ne s’élève que très lentement. Lorsque celle-ci atteint le degré voulu, on baisse la flamme de façon à maintenir la température au même point pendant un certain temps.

L’adjonction d’un appareil de réglage automatique (Young, Davidson, Fritzsche) permet de maintenir à l’état constant la température de l’appareil. Ces ingénieux dis-

Eositifs ont pour effet de diminuer la flamme aussitôt que 1 température atteint un certain degré (soit 160“ C) ; une combinaison d’horlogerie éteint le brûleur au moment voulu.

Ainsi que nous l’avons déjà vu, le vulcanisateur doit chauffer lentement; autrement le caoutchouc devient po- ^.eux. Vingt minutes suffisent en moyenne pour atteindre

la température nécessaire à la vulcanisatiuii : de très petites pièces exigent moins de temps, tandis que les appareils plus considérables demandent jusqu’à une heure pour éviter les bulles. En tout cas, il faudra maintenir la température ainsi obtenue pendant un temps qui varie selon le caoutchouc. Presque toutes les variétés de caoutchouc sont durcies au bout d’uneheure à IbSo G (soit 320“ F, soit 128“ R).

On laisse ensuite le vulcanisateur refroidir progressivement jusqu’à ce que le thermomètre retombe à 120“ C. A ce moment, on ouvre le robinet et lorsque toute la vapeur s’est échappée, on ôte le couvercle et on porte les moufles sous un courant d’eau froide. On ne doit les ouvrir que lorsqu’ils sont complètement refroidis, ce qui demande environ dix minutes. Une trop grande précipitation risquerait d’amener la déformation de la pièce, tandis que le caoutchouc est encore chaud.

L’ouverture des moufles se fait en enlevant d’abord les brides, lés clavettes ou les vis : on introduit ensuite la lame d’un couteau entre les deux parties du moufle pour les séparer. Avec un maillet de bois ou de corne, on frappe de légers coups sur le demi-moufle qui contient la pièce vulcanisée; celle-ci se sépare d’ordinaire assez facilement du plâtre et il n’y a plus qu’à la brosser pour achever de la dégager.

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