ESTAMPES EN ZINC, CONTRESTAMPES
Estampes en zinc, contrestampes en plomb ou en zinc.
Parmi tous Jes procédés employés jusqu’ici, nous n’exposerons que le plus pratique, c’est-à-dire celui qui consiste à faire une matrice avec de la terre au moyen du modèle en plâtre.
On tamise d’abord du sable jaune assez fin (celui qu’emploient les mouleurs en cuivre) et on l’humecte légèrement avec de l’eau ou de la bière. Il ne faut pas cependant que la terre soit trop humide, non seulement afin que le moule sèche plus rapidement, mais encore parce que le modèle adhérerait en ce casdhns la matrice. Le degré d’humidité le
Fig. 279. — Forme en fer pour Fig. 280. — Position du modèle couler les estampes. de la fig. 279.
plus favorable est réalisé lorsque la terre se pétrit comme de la neige.
Lorsque la terre est bien préparée, on place le modèle dans une forme en fer (fig. 279) de 10 cm. environ de diamètre et de 15 cm. de hauteur, puis on remplit avec de la terre tout l’espace compris entre le modèle et les parois de la forme. Pour cela, on tasse d’abord avec le pouce jusqu’à ce que le modèle disparaisse sous la terre, puis on achève l’opération au moyeu d’un morceau de bois un peu large ou d’un marteau. Dans la fig. 280, les lignes en pointillé indiquent la position du modèle.
Lorsque la forme est complètement remplie, on soulève le tout, puis on sort le modèle en frappant avec précaution sur sa base ou sur les parois de la forme. Le plâtre se dé-
tache assez facilement si l’on a pris toutes les précautions nécessaires. Lorsqu’il reste adhérent, c’est que la terre est trop humide, ou que le modèle présente encore des rebords que l’on n’a pas suffisamment effacés. On peut d’ailleurs faciliter cette extraction en saupoudrant le modèle avant de le mettre en forme, avec du lycopode, du talc ou du graphite, et en l’etirant un peu deterre tout autour du socle jusqu’à une certaine profondeur. On laisse ensuite le moule ainsi obtenu (fig-. 281) sécher librement; mais, si l’on veut
Fig. 28t. — Moule en sable.
activer cette dernière opération, on l’expose sur un poêle ou sur une flamme de gaz ou d’alcool.
Le zinc employé pour couler l’estampe doit être aussi pur que possible, car la moindi’e trace de plomb rend celle-ci inutilisable. Par suite de sa densité, le plomb reste en effet à la surface du modèle et son extrême malléabilité mettrait rapidement le moule hors d’usage. Le zinc pur présente une dureté suffisante pour supporter la
Eression et la frappe : il se rétracte peu, et fond sur un râleur à gaz de même que sur un feu de coke ou de houille, vers 423° G. Tous ces avantages rendent inutile