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ESTAMPES EN ZINC, CONTR ESTAMPES 3H

l’emploi des alliages tels que ceux de Babbit et de Richardson.

Le zinc est fondu dans une grande cuiller de fer, mais il ne faut pas le couler à une température trop élevée. Dans ce cas en effet le métal bouillonne et il reste des bulles à la surface du moule. On reconnaît le moment le plus favorable en jetant de temps à autre un morceau de

Fig. 282. — Confection de la contre-estampe.

nier à la surface du creuset; on coule l’estampe lorsque apier ne se carbonise plus au contact du métal.

Après refroidissement du zinc on le retire et on enlève toute la terre qui a pu s’y attacher, puis on corrige au burin les défauts qui proviennent des dégradations de la matrice.

Ceci fait on passe à la confection du contre-moule. Pour cela on place le moule dans une forme, puis on l’entoure avec de la terre de façon à ne laisser à découvert que la surface d’estampage. Un autre cercle plus petit est disposé sur le moule et on lute cet anneau avec de la terre pour

empêcher le métal de couler entre deux (fig. 282, a, moule, b, terre à mouler, c, cercle de fer, d, forme remplie de terre). On fond ensuite dans une cuiller une quantité suffisante de plomb ou mieux d’étain, et l’on verse sur le moule. Après refroidissement, on dégage les deux pièces de la terre, puis on les nettoie et on peut alors les employer.

Au lieu de se servir du plomb, on peut encore couler la contre-estampe avec le métal qui constitue le moule, c’està-dire avec du zinc. On obtient ainsi des contours parfaitement nets. Cette opération demande cependant beaucoup de précaution, afin que les deux zincs ne se détériorent pas mutuellement pendant la coulée. On pourra éviter cet inconvénient en exposant la surface du moule au-dessus d’une flamme fuligineuse de gaz, de façon à la recouvrir d’une mince couche de noir de fumée.

Le nombre des moules nécessaires pour estamper une plaque dépend de l’épaisseur de celle-ci et de la disposition des mâchoires. Deux estampes suffisent en général, mais si le cas est particulièrement difficile, il faut en avoir trois.

Estampage des plaques en or.

Le meilleur procédé pour découper la plaque consiste à se servir d’un patron, taillé dans une feuille de papier ou de plomb que l’on applique sur le modèle. L’or employé sera à 18 carats et doit présenter une épaisseur de 0 mm. 35 à 0 mm. 45, suivant l’importance de la plaque. [Cela correspond aux n»® 7, 8 et 9 de la jauge française.] Lorsque celle-ci est de petite dimension, sa force sera moindre, mais il faut l’augmenter si l’effort de la mastication est assez énergique.

Une fois découpée, la plaque est chauffée au rouge, puis placée sur le moule de zinc. On la fait descendre tout d’abord en la martelant directement avec un marteau de bois ou de corne. Lorsqu’elle est bien engagée, on place la contrestampe et l’on continue l’opération en frappant sur le moule avec un lourd marteau. Il ne faut pas cependant déployer trop de force au début, car la plaque risquerait de se fendre : l’or sera recuit assez souvent, afin de garder sa souplesse et sa malléabilité. Si l’on aperçoit au cours de cette opération que la feuille est trop grande.

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