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OBTURATEURS APRÈS INTERVENTION CHIRURGICALE

vante : on taille un morceau de lièg'e bien bomog'ène pour en former le noyau. Il faut que celui-ci puisse être entouré d’une couche de caoutchouc mou, épaisse de 3 à 5 millimètres. On recouvre d’abord, avec du caoutchouc, le tenon de vulcanite qui termine le ressort, après l’avoir frotté avec de la benzine, puis on dispose le noyau de liège et l’on achève de bourrer les parois de la cavité. Le tout est ainsi porté dans un moufle et vulcanisé.

La partie la plus difficile du travail est à notre avis l’affinage de la pièce après sa vulcanisation. Toutes les rugosités seront enlevées, soit à l’aide d’une échoppe, soit encore avec le thermocautère ou une onglette trempée dans l’huile. Les plus grandes précautions sont alors nécessaires, car si l’on enlève trop de caoutchouc, l’obturateur ne presse plus suffisamment en certains endroits, tandis que dans le cas contraire, la masse exerce une pression désagréable sur les parties molles environnantes ; (la fig. 300 représente l’obturateur terminé ; a, plaque ; h, tige; c, ressoA; d, masse en caoutchouc mou).

Brugger estime que cette masse offre à peu près la même consistance que les muscles de l’éminence thénar, au moment de la plus forte adduction du pouce. Il n’attribue pas cependant les bons résultats Hu’il en obtient à cette seule condition : d’autres facteurs ont également une influence considérable sur le succès définitif.

Ainsi il est nécessaire de placer l’appareil aussitôt que possible après l’opération ; autrement le voile du palais résente un tissu rigide dont la nutrition reste forcément éfectueuse. L’auteur attribue également une grande importance au massage précoce et énergique des parties molles, ainsi qu’à l’éducation de la prononciation.

Le massage commencera aussitôt après la pose de l’appareil, et Ton fera chaque jour deux ou trois séances de quelques minutes. Avec l’index, on appuie fortement

Fig 299. — Ressorts en or pour l’appareil fig. 298.

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depuis le palais dur jusqu’au bord postérieur du voile. Le voile est ensuite soulevé en haut et en avant : ces manœuvres ont pour résultat de fortifier peu à peu les muscles et de faire perdre au voile sa rigidité. Celui-ci

Fig. 30). — Le même en coupe transversale.

nez. Ceci s’exécute tout d’abord d’une manière alternative, puis on fait aspirer fortement par la bouche et expirer par le nez. On continue par la manœuvre inverse et l’on combine tou.s' ces mouvements sur des rythmes différents et à des intensités variables. Une bonne respiration est la

Fig. 300. — Obturateur de Brugger achevé.

<2, plaque palatine; 6, ressort; c, gaine en caoutchouc, protégeant le ressort ; d, masse obturatrice.

s’allonge en mêmç temps et finit par prendre la forme et les fonctions d’un voile normal.

de prononciation consistent d’abord à de l’air au patient par la bouche et par le

Fig. 302. — Obturateur de Brugger pour les cas non opérés.

d’une pièce palatine fixe et d’un obturateur mobile. La plaque c est faite en caoutchouc durci, et doit être très solidement fixée sur le palais ou sur les dents ; la masse obturatrice a vient s’ajuster en arrière. De nxême que dans les appareils précédents, celle-ci est formée par un noyau de lièg'e revêtu d’une enveloppe en caoutchouc. Après vulcanisation, la masse obturatrice se trouve reliée à la plaque au moyen d’un ressort b, situé à la partie supé-

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